Effectivement, M. de Marigny fut condamné à mort par un tribunal militaire complètement manoeuvré par l'abbé Bernier et Stofflet, dont il était le conseiller. On lui reprochait de ne pas avoir respecté l'accord de Jallais, auquel vous faîtes référence. On oublie trop souvent de dire que Charette et Stofflet lui avaient annoncé la veille de la bataille qu'ils le nommaient général de...l'artillerie ! Or après la désastreuse virée de galerne, les vendéens ne possédaient plus qu'un canon. Marigny furieux décida de s'en retourner dans son Bas-Poitou. Stofflet et Charette furent défaits le lendemain.
Charette aussi vota la mort de Marigny mais refusa de l'appliquer. C'est sur l'insistance de l'abbé Bernier que Stofflet chargea des "Allemands" (déserteurs de l'armée de Mayence) de s'occuper de la sale besogne. Ce qu'ils firent.
Tout le pays en question, des Herbiers jusq'à Parthenay et Fontenay-le-Comte, en fut bouleversé et cessa immédiatement d'appartenir à la Vendée militaire, poursuivant d'une haine farouche l'abbé Bernier. Or, en 1800, celui-ci est nommé par Pie VII négociateur du Concordat avec Bonaparte...Vous connaissez la suite.