Fort bien...
Athanasios D. -  2003-04-04 18:21:41

Fort bien...

je ne reviendrai pas sur le texte du Cal, il exprime cependant bien ma pensée sur ce problème et je ne me souviens pas l'avoir cité comme référence magistérielle ni même lui avoir attribué pareil autorité... Je le trouve pertinent, voilà tout.

Vous me prenez à témoin, soit. Mais je me permet de vous poser une question à mon tour.
Dans le texte de l'offertoire que vous citez (et que je reprend ci-après avec le latin) que signifie exactement "hanc immaculatam hostiam" que l'on traduit (sur le site d'AMDG par exemple) par "cette Hostie sans tache" offerte "pour mes innombrables péchés, offenses et négligences, pour tous ceux ici rassemblés et pour tous les fidèles chrétiens vivants et morts afin qu'elle serve à mon salut et au leur pour la vie éternelle."?
Diriez-vous que cela est particulièrement orthodoxe de parler de ce qui n'est encore qu'un vulgaire morceau de pain comme s'il était déjà ce qu'il n'est pas encore, une "hostie immaculée"?... Ne pensez-vous pas que cela pourrait susciter de la confusion dans l'esprit du "charbonnier" (merci Marc ) à qui on a dit que le Seigneur ne descendait sur l'autel qu'aux paroles de la consécration? Dans le cas présent, quel est le moins orthodoxe des 2 missels?

Je n'ai rien contre l'ancien missel, au contraire. Mais j'en ai contre ceux qui insultent l'Eglise en lui substituant un magistère parallèle empreint de pharisaïsme, de citations tronquées prises à la lettre, de désinformation, d'exhortation à la désobéissance... Non, ça, je ne l'accepte pas.
Ce qui a motivé la réforme liturgique va au-delà de la forme de la célébration, toujours perfectible parce qu'empruntant des signes sensibles et limités... Il y aurait beaucoup de choses à dire là-dessus, sur les limites de l'ancien missel qui éloignait toujours davantage le fidèle de l'action sacrificielle comme pourrait en témoigner ce qui suit:
"La messe ? C'était ma messe ; je cherchais à m'y préparer avec dévotion, de la célébrer avec recueillement ; elle était la reine de mes pratiques de piété ; elle était célébrée par moi pour mes fidèles, moins par mes fidèles avec moi ; mes fidèles étaient là-bas, dans l'église, des destinataires, non des protagonistes ; il me suffisait qu'ils suivent, qu'ils comprennent la messe, que pourtant ils ne ressentaient pas comme notre messe. Je ne leur disais pas : préparons-nous ensemble, remercions ensemble. Je disais au contraire à mon confesseur : j'ai célébré, mais pas assez recueilli, et je crains que mes fidèles ne soient pas du tout édifiés en me regardant à l'autel ! Je n'ai jamais dit au confesseur : par ma faute, mes fidèles et moi nous ne sommes pas assez une famille à la messe! Par ma paresse, dans ma paroisse, l'assemblée des participants à la messe n'est pas un témoignage resplendissant de charité, et pas non plus une manifestation d'espérance, une attente fervente de la future assemblée céleste."Mgr Albino Liuciani)

Athanasios