Mythe.
PGM (216.162.67.xxx) -  2003-03-24 17:59:02

Mythe.

En plus de donner une vision surréaliste de l'islam, d'abuser du bleu ciel et du rose bonbon, de donner dans l'irénisme bêlant le plus manifeste, Mrg, dans sa frénésie de recherche de la "paix" à tout prix et à n'importe laquelle condition ( frénésie sans laquelle Mgr perd la moitié de sa "spiritualité", voire de sa "transcendance", tant il est vrai que les évêque de son engeance ne sont plus qu'une officine de promotion de la paix et des "droidlom" ), évoque, à titre d'idéal-type, le mythe de l'Andalousie du IXe XVe s.

Ç'aurait été une sorte d'Arcadie, de terre idyllique, la concrétisation même de cet "convivialité des trois communautés", musulmane, juive et chrétienne, où la coopération, la fraternité, la bonne entente, la paix et que sais-je régnaient, le modèle de ce que devrait devenir l'Occident si les tendances démographiques et idéologiques actuelles se maintiennent. Face à tant de félicité, on se demande pourquoi les chrétiens de la Reconquista espagnole eurent le mauvais goût de mettre fin à ce régime paradisiaque, à cet anti-chambre du ciel. Et qu'en conclure sinon qu'ils étaient de frustres barbares, incapables même de saisir la portée de l'exemple ô combien édifiant qui s'offrait à leurs yeux, toutes choses que les errements de leur chritianisme "pré-conciliaire" ne pouvait leur permettre de comprendre.

Seulement voilà, la réalité historique est toute autre. Fruit de l'agression musulmane contre l'Espagne wisigothique au VIIIe s., centre d'implantation de communautés musulmanes provenant principalement du Maghreb récemment islamisé, faut-il rappeler que comme dans toute société sous domination islamique ou les musulmans forment une partie appréciable de la population, le régime de la dimmhitude s'y appliquait ? Libre à Mgr de croire qu'il s'agit là d'un système acceptable et souhaitable par les chrétiens, en dépit du fait que certains arts, la littérature ou le commerce puissent y fleurir. L'élémentaire constat des conditions faites aux chrétiens du monde musulman quelle que soit l'époque considérée suffirait à faire douter des constructions farfelues de quelques propagandistes peu soucieux de réalité historique. Faut-il s'étonner que leurs beaux tableaux n'aient pas tenu la route devant les progrès de l'historiographie ?

Comme toujours dans un épiscopat trop enclin à suivre le monde et ses préceptes, le sort des âmes devient chose secondaire.

Il reste navrant que des évêques catholiques, bien qu'orientés essentiellement vers la réalisation d'une utopie terrestre, se fassent les chantres des mythes éculés que brandissent les adversaires de la catholicité.

In Christo,

PGM