Mais vous reconnaissez ...
PGM (216.162.67.xxx) -  2003-03-12 06:32:40

Mais vous reconnaissez ...

mon cher Billig, qu'il y a des messes à ce point "scandaleuses" qu'il vaut mieux ne pas y rester, non ? Valides ou pas.

La validé et la licité ont déjà fait l'objet de plusieurs débats sur ce forum; ne les recommençons pas.

Valide signifie que NSJC y est sous la forme des saintes espèces. Mais étant donnée certains contextes, ne serait-il pas juste de dire qu'Il y est, mais disons ... qu'Il n'est pas très content d'y être ? Cas classique, bien que limite, je vous le concède : la messe noire. Tout y est pour la validité : forme matière et intention ( si le prêtre qui s'y prêterait a l'intention de faire ce que fait l'Église ). Elle n'est certes pas licite, mais, et c'est hélas le drame dans un tel cas, NS y est. S'il y est, je ne suis pas sûr qu'Il soit content d'y être.

Seuls les esprits primaires en concluront que j'égale le Novus Ordo avec une messe noire, mais qu'ils se rassurent, telle n'est pas mon intention. Je prend cet exemple paroxystique afin de bien faire ressortir le rapport de la validité et "du sacrifice agréable à Dieu", pour employer les termes de la Genèse.

Or, le prêtre qui témoigne dans la tête du fil, pourtant jeune, formé après Vatican II, a d'emblée reconnue dans la messe traditionnelle un cachet de catholicité qui manque intrinsèquement à la messe de Paul VI. Sans être experts en liturgie, de nombreuses personnes, dont votre humble serviteur, ont fait le même constat. Et faut-il s'en étonner quand on sait ce qu'étaient les intentions de son principal concepteurs, Mgr Bugnini et du pontife qui la soutint et l'imposa ? Ils se sont suffisamment exprimés là-dessus, les témoignages à cet effet abondent. Faut-il ressasser encore une fois que la raison première de tout ce chambardement, que presque personne ne demandait, demeure les intentions Ĺ“cuménistes d'une très petite minorité à laquelle un certain concile, par souci d'unité, de charité mal comprise et voulant faire preuve de "libéralisme" a concédé beaucoup trop de latitude et d'un pape qui, par optimisme au début de son pontificat, croyant faire l'histoire, les a endossées ? Or, pour ce faire, il a fallu élaguer assez allègrement, tout au moins camoufler certains "traits indiscutablement catholiques" ( en gros les notions de sacrifice réel, présence réelle, et sacerdoce ) pour plaire à nos "frères séparés".

Fruit de telles intentions, la messe de Paul VI peut certes être valide mais, encore une fois, est-ce le sacrifice "qui plaît à Dieu" ?

Je maintiendrai que le doute subsiste .... au moins autant que L'Église du Christ dans l'Église catholique.

In Christo,

PGM