Athanasios D. - 2003-03-07 12:42:45
La réforme...
de la liturgie qui a commencé dès le 19eme avec Dom Guéranger ne témoigne-t-elle pas d'une prise de conscience des limites de l'ancien rite? On cite le Cal Siri (qui ne semble pas être très au courant
) et le Cal Ottaviani à tout va (dont la rétractation gênante est remise en cause sans témoignage manifeste), mais jamais Dom Adrien Nocent, Louis Bouyer, Dom Guy-Marie Oury, Denis Crouan, Aimon-Marie Roguet et j'en passe. Le rite, quel qu'il soit, a ses limites parce qu'incarné dans une gestuelle et un langage qui n'exprimeront jamais la Vérité de manière intégrale. Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, il faut reconnaître les qualités du nouveau rite sans se laisser influencer par les dérives inexcusables qui ne peuvent se fonder sur le nouveau missel. Je rend grâce d'être admis à suivre la messe et à y "participer" sans m'encombrer d'un missel que je suivrais en décalage avec ce que fait le prêtre. Certes, tout est question d'habitude, mais le rubricisme et la dérive kabbalistique qui ont été préssentis par ceux qui ont initié la réforme donnaient de sérieuses motivations pour simplifier un rituel qui isolait toujours davantage le fidèle. J'ai lu ici et là que la "messe de toujours" a fait les saints de l'Eglise, et à considérer mon dictionnaire qui les répertorie, je suis frappé par la quasi absence (si je ne m'abuse) de laïcs qui ont les honneurs de l'autel. Je serais bien incapable de dire du mal d'un rite approuvé par l'Eglise, mais je me garderais bien de croire qu'il n'est pas perfectible, ce qu'aucun traditionnaliste pur jus n'admettra. C'est ce que je pense de l'ancien rite, et je le pense aussi du nouveau qui évoluera sans doute au rythme de l'Eglise en laquelle je place ma confiance filiale.
Athanasios