PGM (65.94.88.xxx) - 2003-03-05 23:42:24
Pas nécessairement ....
Il y a risque uniquement si des tares génétiques graves sont présentes. Alors, la fréquence des occurences dans les cas de procréation entre porteurs sera plus élévée. Notons du reste qu'un phénomène identique se manifeste dans les populations isolées et de faible taille ( isolat génétique ) où tout le monde est cousins très proches.
Notons également que dans certaines dynasties pharaoniques de l'Égypte ancienne, seuls les enfants mâles issus de l'union du pharaon règnant et de l'une de ses soeurs pouvaient prétendre au trône. Et on n'y nota pas là plus de tarés qu'ailleurs.
Par contre, sur le long terme, des unions consanguines répétées pourraient affaiblir la capacité de résistance à certaines maladies par monoallèlisme (abscence de variation des états possibles d'un gène ). Le phénomène est bien connu en élevage lorsque des croisements endogamiques sévères ont été effectués afin de faire ressortir préférentiellemnt certains traits ( capacité de lactation, couleur ou aspect du pelage, etc.), ou même chez les plantes ( blé génétiquement modifié à haut rendement ). Ce n'est pas toujours aussi catastrophique que certains prétendent, mais il y aurait comme une tendance.
Et je le répète, cette situation d'isolat génétique a dû être la règle générale chez les humains des premiers âges ( aux dires des paléontologues) et même, sans elle, les mutations qui seraient à l'origine de la soit disant "hominisation" auraient été perdues ( phénomène de la dérive génétique ). C'est ce qui a entraîné les changements dans les manuels de génétique par rapport à la théorie évolutionniste "classique" qu'on nous inculquait il y a quelques années à peine.
Un cas célèbre : le peuplement de l'Amérique par les Amérindiens en une ( ou deux ) vagues, où quelques dizaines d'individus auraient dû attendre la fonte du "Mur de glace " constitué par les cordillières du Pacifique durant les glaciations après avoir traversé le détroit de Bhéring à sec. Cette population aurait culminé à 80 millions d'individus quelques siècles avant le début de la colonisation européenne. Pourtant, il est facile de constater la grande variété des types physiques des populations autochtones, où on note une homogénéité génétique étonnante ( sérique et sanguine, notamment ). dans certains groupes restés particulièrement "pures", les greffes d'organes (reins, entre autres) peuvent se faire avec une facilité étonnante.
In Christo,
PGM