Rome reconcidère la traidition
catsor junior - 2003-03-02 15:21:40
Rome reconcidère la traidition
IL y a déjà plus de TRENTE ans, les catholiques ont vu leur religion changer de fond en comble. La Messe, les sacrements, le catéchisme, les prières et même les prédications ont connu de telles transformations qu’ils furent nombreux à être désemparés, beaucoup même abandonnèrent la pratique religieuse.
Lors du dernier synode qui regroupait à Rome deux cent quatre-vingts cardinaux et évêques, un cardinal fit cette déclaration dramatique et accablante :
« En trente ans, depuis la fin du Concile, j’ai perdu deux tiers des fidèles à la Messe dominicale » Figaro, 13 octobre 2001
Hélas, nous sommes encore au-dessus de la réalité ! Et pourtant, personne ne peut le nier, la pratique religieuse régulière est un des critères du vrai chrétien, de celui qui pratique sa foi, qui suit les commendements de Dieu : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur » . Exode 20, 8 (3ème commandement).
Tous les changements opérés dans l’Eglise étaient soi-disant pour adapter la religion à l’homme moderne, et par suite le ramener à Dieu. C’est ainsi que les prêtres ont quitté la soutane, le latin a été en grande partie supprimé, la Messe qui était le culte offert à Dieu est devenue une assemblée d’Hommes, le catéchisme a donné beaucoup plus une formation sociale que religieuse...
Le résultat est là : les églises se sont vidées ; les non-pratiquants ne viennent pas davantage ; les jeunes ne sont pas attirés par cette religion qui est trop à l’image du monde, qui ne les élève pas au-dessus des misères de la société actuelle, qui ne leur enseigne plus une doctrine exigeante...
Notre Seigneur nous dit dans l’Evangile : « Tout bon arbre porte de bons fruits, tout mauvais arbre porte de mauvais fruits. »St Matt 7, 17
Les mauvais fruits sont évidents ! Alors plusieurs se demandent : mais pourquoi ne pas revenir à la tradition ?
C’est ce que Rome commence à faire ...
Voici quelques faits inhabituels !
1) Le 21 septembre 2001, le pape Jean-Paul II, à l’occasion de l’assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin, notait que la Messe saint Pie V élève les âmes vers Dieu ; tout en elle a une dimension sacrée. Cette liturgie empreint de respect.
« Le peuple de Dieu a besoin de voir dans les prêtres, un comportement plein de révérence et de dignité, capable de l’aider à pénétrer les choses invisibles, même avec peu de paroles et d’explications. Dans le Missel romain, dit de saint Pie V, on trouve de très belles prières avec lesquelles le prêtre exprime le plus profond sens d’humilité et de révérence face aux Saints Mystères : celles-ci révèlent la substance même de toute liturgie. »(Jean-Paul II, 21 septembre 2001)
Le pape cite donc en exemple le Missel saint Pie V en raison de la richesse de ses prières et de la dignité des cérémonies.
A l’occasion de ses colloques avec Rome, la Fraternité Saint-Pie X a demandé, le 16 janvier 2001, « que tout prêtre du monde entier puisse célébrer cette Messe, sans aucune permission ». Tout en reconnaissant la légitimité d’une telle demande, Rome étudie la question. Elle veut éviter de trop grands remous : soixante évêque français ont manifesté leur désaccord !
2) En réponse à l’étude faite par la Fraternité Saint-Pie X : « Le problème de la réforme liturgique », le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation de la foi, vient de faire de faire paraître un livre : « Esprit de la Liturgie ». Dans ce livre paru en 2001, le cardinal souligne l’importance de certains aspects de la liturgie, qui ont disparu dans nos églises :
L’agenouillement qui est la manifestation extérieure de respect et d’adoration devant Dieu.
« L’acte spirituel, de par son essence, de par l’unité corps-âme de l’homme, doit nécessairement s’exprimer par le corps. Il se peut bien que l’agenouillement soit étranger à la culture moderne, pour la bonne raison que c’est une culture qui s’est éloignée de la foi et ne connaît plus Celui devant qui l’agenouillement et le geste juste...Une foi ou une liturgie ne connaîtrait plus l’agenouillement serait malade dans son centre. Partout où il a été perdu, l’agenouillement doit être réappris... » p. 153
Le retour de l’autel face à Dieu, et donc du prêtre dos au peuple. La Messe est un sacrifice offert par le prêtre à Dieu. Les fidèles s’y associent en s’unissant aux prières et aux gestes de la liturgie. Changer l’orientation du prêtre et l’autel, comme on l’a fait depuis trente ans, c’est laisser croire que la Messe n’est plus qu’un repas, un partage, une assemblée. Ce n’est plus catholique !
Laissons la parole au cardinal :
« La célébration face au peuple(...) n’est que l’effet le plus visible d’une transformation qui implique une conception nouvelle de l’essence de la liturgie (et qui n’est plus catholique) : la célébration d’un repas commun. (...)L’orientation commune (prêtre et fidèles) vers l’est au cours du Canon, demeure essentielles. Il ne s’agit pas ici d’un élément accidentel de la liturgie, mais de l’essentiel ! Ce n’est pas regarder le prêtre qui importe, mais de tourner un regard commun vers le Seigneur. Il n’est plus question ici de dialogue, mais d’une commune adoration. » p.65 et 69
La récitation en silence des prières du Canon de la Messe qui favorise l’union intérieure des fidèles avec le Christ s’offrant au Père pour lui rendre le culte parfait d’adoration, d’expiation, de louange et de demande.
« Il n’est pas vrai qu’il faille réciter à haute voix l’intégralité de la prière eucharistique pour obtenir la participation de tous à cet acte centrale de la Messe. »La Nef n°120, p.23
3) En cette même année 2001, le plus célèbre exorciste du monde, le père Gabrielle Amorth, parle également en faveur d’un retour à la Tradition. Donnons quelques extraits de son interview dans « trente jours », revue italienne :
« Nous touchons tous les jours, du doigt, le monde de l’au-delà, et nous savons que le démon a mis la main à beaucoup de réformes liturgiques. Le Concile Vatican II avait demandé de revoir certains textes. On a désobéi à cet ordre et on a voulu les refaire totalement, sans penser que l’on pouvait détériorer les choses au lieu de les améliorer.
Et beaucoup de rites ont été détériorés par cette manie de jeter tout ce qui existait dans le passé et de tout refaire de fond en comble, comme si l’Eglise nous avait jusqu'à aujourd’hui bernés et trompés, et comme si finalement était désormais arrivé le temps des grands génies, des superthéologiens, des super-biblistes, des super-liturgistes, qui savent donner ce qui est juste à l’Eglise... » juin 2001.
MAIS la Fraternité Saint-Pie X est schismatique depuis que Monseigneur Lefebvre a sacré quatre évêques en 1988, sans l’accord du pape. Et donc ne pouvons pas assister à ses Messes !
Mgr Lefebvre n’a pas eu l’intention de faire une autre Eglise, mais de donner à la Tradition les moyens de continuer. Nous reconnaissons Jean-Paul II comme pape, et le nommons chaque jour au Canon de la Messe. C’est pourquoi on ne peut pas parler de schisme.
Cependant, comme les FAITS sont souvent plus éloquents que les démonstrations, pour la sécurité de votre conscience, permettez-moi de vous rapporter ce qui vient de se passer, le 18 janvier 2002. Voici la chronologie des faits :
Au Brésil, dans le diocèse de Campos, depuis le Concile, un groupe de 26 prêtres, avec 28 000 fidèles gardaient la Tradition derrière un évêque Mgr Castro-Mayer. A la mort de cet évêque, en 1991, les évêques de la Fraternité Saint-Pie X ont sacré un de ces prêtres - sans l’accord de Rome - pour qu’il puisse donner les sacrements (confirmations, ordinations) aux fidèles de la Tradition. C’est Mgr Rangel qui a été sacré. Dès lors, il est clair que les prêtres et les fidèles qui suivent Mgr Rangel, sont dans la même situation que ceux qui suivent la Fraternité Saint-Pie X : ils sont accusés de schisme...
le 15 août 2001, Mgr Rangel écrit au pape. Il demande à être reconnu officiellement, tout en continuant librement la Tradition. « Nous demandons officiellement à collaborer avec votre Sainteté, dans l’œuvre de la propagation de la foi et de la doctrine catholique, dans le combat contre les erreurs et les hérésies qui menacent de détruire la barque de Pierre. »
Le 25 décembre 2001, le pape Jean-Paul II accepte cette demande, en proposant de créer pour Mgr Rangel « une administration apostolique personnelle qui sera directement soumise au Siège apostolique » , avec mission de continuer la Tradition. Aucun changement de doctrine ne lui est demandé !
Le 18 janvier 2002, Mgr Rangel est officiellement nommé supérieur de cette administration apostolique, dans la cathédrale de Campos.
Notez bien que les fidèles de Campos continuent de suivre la Tradition comme auparavant. Ils n’ont pas été inquiétés au sujet de la validité des sacrements de confession ou de mariage reçus jusqu'à présent. Rome n’a pas non plus évoqué l’idée d’une levée d’excommunication pour schisme...
Rome a donc agi comme si elle considérait qu’il n’y avait pas de schisme !
RETROUVEZ DONC SANS TROUBLE DE CONSCIENCE LA MESSE TRADITIONNELLE ET LA DOCTRINE CATHOLIQUE DE TOUJOURS