Pratique
Tintin (212.71.20.xxx) -  2003-02-24 22:02:26

Pratique

D'accord avec vos suggestions.

Le recto tono est une bonne base. Pour les inflexions, elles doivent être les plus "naturelles" possibles.

Pour le ton de l'interrogation, je ne vois pas de problème avec le "si ... si 'la si *si do". En musique française baroqueuse, on mettrait l'accent tonique, donc dans 99% des cas la dernière syllabe, sur le si avec prolongement-relâchement sur le do. Par exemple "Pourquoi regardez-vous 'dans le *cie-el ?" : est-ce si moche que cela ?

Et puis, je ne vois pas pourquoi la création d'une nouvelle "mélodie" pour la cantillation du français jurerait avec le reste en latin. On mélange bien le latin avec du grec et de l'hébreu dans une messe "en latin", alors le changement de langue en lui-même ne devrait pas poser de problème. Pour les mélodies, je ne vois pas non plus le problème de "mauvaise intégration" : puisque déjà par exemple la psalmodie est très différente des neumes "grégoriens", on peut s'attendre à ce que la cantillation des lectures présentent encore un troisième style propre.

Le seul problème est qu'il faudrait un même ton pour toute la partie de l'Eglise utilisant cette langue-là (en l'espèce, le français), afin de garder l'unité du rite et de ne pas désorienter les fidèles davantage.

Cette question est aussi plus pratique qu'on le pense généralement.

Ainsi en était-il lors de la fameuse messe de mariage d'Athanasios, LA référence en matière de Messe NOM en français :

Il y avait les intentions de la "prière universelle". Normalement, elles sont chantées par le Diacre (ou, à défaut le psalmiste, ou le chantre, ou tout autre personne capable).

Elles avaient malheureusement été lues. Eh bien, ça posait un problème pratique qui ne se serait pas posé si elles avaient été chantées.

En effet, les chantres et l'orgue étaient fort éloignés de l'ambon, d'où se disait les intentions. Et la sonorisation était mal réglée pour entendre de la tribune ce qui se passait dans le "sanctuaire". Il était donc très malaisé de comprendre les mots parlés et l'enchaînement avec le "refrain" ("Te rogamus, audi nos") était laborieux.

Si les intentions avaient été chantées, les chantres et l'orgue auraient beaucoup mieux pu suivre ! ...

Tintin
_vous connaissez le gloria "mode ambrosien" proposé à la fin dans les livres de chant grégorien (SPV et PVI) ? Il serait "cool" comme ton festif de lecture, non ?