Tintin (212.71.20.xxx) - 2003-02-24 13:59:40
Excellente question !
Qu'est-ce que les lectures ?
Sont-elles purement "pastorales", pour l'édicifation des fidèles ? Si oui, alors mieux vaut les lire en vernaculaire.
Mais tout le monde est censé les connaître, aussi bien que le commun de la Messe, avant de franchir le seuil de l'église. De plus, même si on a voulu les diversifier en adoptant une cycle des lectures de trois ans, ce n'est pas encore parfait et de plus cela a créé plus de problèmes que ça en a résolus. Donc, je ne vois pas d'arguement "pastoral" ou autre sérieux justifiant les lectures en vernaculaires.
Chez "moi", pourtant, elles sont lues en français sauf pour le chant de la passion, chanté en latin, la Semaine Sainte. Le célébrant avait essayé de chanter les lectures du Dimanche en suivant un ton "inventé" par un fidèle musicien de "ma" chapelle, mais ce fut une expérience sans lendemain. Le célébrant m'a dit que le français se prête moins au chant que le latin. Quelques rares fois, il chante l'Evangile du Dimanche en latin et enchaîne directement avec la traduction française, avant encore le "verbum Domini".
Balivernes que cela : le français peut très bien se chanter. Lambert et Lully l'avaient fort bien compris. On peut aussi fort bien quelque peu "adapter" les tons "grégoriens" au français et son accent tonique sur la dernière syllabe. Et puis ça fait un peu bizarre d'entonner "Lectio..." puis de passer au "blabla" français comme si on disait les infos à la radio, pour reprendre "verbum Domini" en latin chanté. Les Orthodoxes chantent tout intégralement et ça "fonctionne" très bien ; pourquoi faire moins bien qu'eux ?
Conclusions de ma part :
1. Il n'y a pas de raisons valables justifiant l'usage du vernaculaire dans la liturgie romaine, qu'elle soit du rite "SPV" ou "Paul VI".
2. Il n'y a pas de raisons valables pour refuser de chanter les lectures si on les fait quand même en français.