Re : Super !
Françoise (62.212.117.xxx) -  2003-02-19 01:16:51

Re : Super !

Merci, je suis contente d'avoir pu vous aider. Pour le regret, je voulais dire qu'on peut très bien avoir une contrition valable et suffisante même si on ne ressent, au fond de soi, que la nostalgie de ce à quoi on renonce – et la souffrance d'y renoncer. La contrition dans ce cas réside dans le regret d'avoir désobéi à Dieu, même s'il ne correspond à aucun sentiment "sensible". Evidemment, l'idéal est de percevoir toute l'horreur de son péché et la souffrance qu'il inflige au Christ, mais c'est pratiquement la contrition parfaite, qui n'est pas donnée à tout le monde (et qui d'ailleurs, si ma mémoire est bonne, peut même dispenser de la confession – en cas de danger de mort par ex). C'est dire si elle est rare...

Quant à l'abstention de relations physiques, ce n'est peut-être pas si simple qd même... surtout que dans ce cas, on est deux... il faut peut-être "lutter" contre l'autre aussi... et comme pour le péché d'orgueil, lutter aussi contre ses pensées et tout ce qui peut vous amener à "plonger", de façon parfois traîtresse... oh, rien qu'un p'tit baiser... et hop ! z'avez rien vu venir... bref il faut du courage qd même !

Mais j'en profite, au sujet du péché d'orgueil (et tous les péchés de “pensée”, d'ailleurs) : ce n'est pas parce qu'une pensée orgueilleuse vous vient à l'esprit que vous péchez. Ça, c'est simplement la nature humaine qui s'exprime (ou votre mauvais ange qui vous tente ! ). Le péché ne commence qu'à partir du moment où vous vous y complaisez, vous ne chassez pas la pensée, vous vous y vautrez, sans parler des décisions ou actions qui peuvent en résulter.
Bon, fini la leçon de catoch. Faites de beaux rêves !