"un faux mariage mixte devant une église traditionaliste de Lyon
XA -  2003-02-17 20:09:32

"un faux mariage mixte devant une église traditionaliste de Lyon

La Marche des femmes et SOS Racisme célèbrent un faux mariage mixte devant une église traditionaliste de Lyon

LYON (AP) - La Marche des femmes, partie début février de la région parisienne, et l'organisation SOS Racisme ont célébré lundi midi un faux mariage mixte sur le parvis de l'église traditionaliste Saint-Georges à Lyon. Sabiha Ahmine, adjointe aux droits et aux citoyens à la ville de Lyon, a participé symboliquement à la cérémonie.

Deux jeunes militants bâillonnés jouaient le rôle des "mariés" dont les familles s'opposent à leur union pour des motifs religieux.

"Jai connu des situations comme celle-ci où les familles ne veulent pas de mariage entre catholiques et musulmans, c'est pour cela que je voulais participer à ce faux mariage mixte", a expliqué Bruno Julliard-Landau, militant de SOS Racisme qui jouait le rôle du jeune marié.

Thierry Brac de la Perrière, un prêtre de l'archevêché de Lyon, est également venu assister à la "cérémonie". "Je soutiens la marche des femmes. Néanmoins, je pense que la question de la liberté des femmes est un problème social et non un problème religieux", a-t-il tenu à déclarer.

La marche de femmes devait faire escale toute la journée à Lyon où plusieurs débats sur le thème de l'intégrisme devaient être organisés. Le maire de Lyon Gérard Collomb a reçu les personnes participant à la marche à la mi-journée.

Cette marche est partie le 1er février dernier de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), la ville dans laquelle une jeune fille avait été brûlée vive en octobre dernier. Elle a pour objectif de dénoncer la situation des femmes dans les cités.

"Je suis extrêmement fière que nous, des filles des quartiers, nous arrivions à faire bouger d'autres filles. Symboliquement, cela me paraît un grand pas de franchi", a expliqué Soufia, l'une des jeunes marcheuses.

Mardi, la Marche des femmes doit s'arrêter à Clermont-Ferrand. Elle doit s'achever par un tour de la banlieue parisienne et une grande manifestation dans la capitale le 8 mars, journée internationale des femmes. AP

ag/cr