Ludo - 2003-02-10 23:26:15
FSSPX et Pie XII
1 - "L'Eglise Catholique n'a cessé, au gré des différents conciles, d'évoluer et de vivre sa Foi. Sur quel fondement peut-on décider tout à coup d'arrêter ce cheminement ? "
REPONSE : le terme "evolution" me semble mal choisi. Il y a eu au cours des siecles un DEVELOPPEMENT du dogme (une explicitation), mais jamais de changement. Le depot de la foi est clos a la mort du dernier des apotres (dire le contraire serait heretique). Le role du magistere de l'Eglise est de conserver, transmettre, defendre, expliciter (c'est a dire exprimer de facon plus precise) ce depot, mais aucunement de le modifier, ni d'y ajouter quoi que ce soit (lorsque les papes definissent un dogme, l'Immaculee conception par exemple, ils n'ajoutent rien au depot de la foi. Ils ne font que declarer solennellement, et de facon infaillible, que cette verite, transmise par la tradition, fait partie du depot de la foi). La question qui se pose est de savoir si oui ou non le concile (non infaillible) Vatican II s'est contente d'exposer et de preciser la doctrine catholique (deja existante) ou bien s'il a innove et contredit le magistere anterieur.
2) "Je comprendrais (sans approuver) un traditionnaliste qui chercherait à rester fidèle à la pratique du Christ (...), à la limite à celle des apôtres... Mais à la pratique de Pie XII ? non là je vois pas... "
REPONSE : ce n'est pas (essentiellement) une question de pratique mais une question de FOI. La question est de savoir si les nouveautes enseignees par le concile (non infaillible) Vatican II sont conformes ou non avec ce qui etait cru auparavant , i.e., fondamentalement, a ce qu'ont cru les apotres (car si l'on parle de Pie XII, c'est uniquement parc que le probleme de Vatican II s'est pose apres sa mort. Mais fondamentalement, c'est le depot de la foi confie aux apotres qui est en jeu).
Pour resumer en une phrase : la question est de savoir si l'oecumenisme et la liberte religieuse tels que prones par Vatican II appartiennent bien au depot de la foi transmis par les apotres (et par toute l'Eglise jusqu'a Pie XII, puisque c'est seulement apres que s'est pose le probleme), ou s'ils n'y seraient pas plutot contraires.