Je vous signale...
Matthieu -  2003-02-06 09:13:57

Je vous signale...

que je ne cherche pas à "semer la m..." ni la discorde. Je ne fais que mettre sur le forum un débat que j'ai lu sur DICI. Point final. Evidemment on ne peut pas être d'accord avec tout le monde dans cette affaire. Mais l'arrogance de Mgr Raffin dans sa première lettre (lorsqu'il s'attaque au magistère, tout en reconnaissant que le missel traditionnel )étaitbien mais qu'il ne l'est plus maintenant), les propos peu diplomates du contestataire (mais qui nous apprennent certaines choses en terme de liturgie quand même)et la réponse virulente du même Mgr, montrent que quelque chose ne tourne pas rond.
Il n'y a pas de dialogue dans toute cette affaire. Il faut réagir avec prudence, force, justice et tempérance. Si une des parties ne veut pas céder, ce n'est pas la peine de continuer. On ne va pas en venir aux mains. La chose est donc grave à mon sens. Car l'unité des catholiques passe par le respect des choses sacrées et de la primauté du magistère romain. Parce sinon tout serait contestable. Si le missel traditionnel avait perduré, personne n'aurait osé le critiquer, laïcs et prêtres, hormis les têtus modernistes. Dès qu'on a mis en place le NOM, toutes les critiques sont parties. Ces critiques remettaient en question le missel tradi. Ainsi, pourquoi ne se mettrait-on pas à critiquer "Pascendi", le "Syllabus", alors que ce sont des actes du magistère ? Pourquoi ne remettrait-on pas en cause l'Evangile ? Ainsi, on finirait par renier notre foi. Il faut donc faire preuve de prudence, en tâchant de voir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. La guéguerre entre tradis et progressistes qui dure depuis un certain temps finit par devenir lassante, dans la mesure où tout semble stagner. En affirmant notre fidélité à l'Eglise romaine, en nous justifiant par les textes sacrés et officiels, on peut arriver à contester bien des choses que les modernistes veulent imposer, étant donné que ceux-ci veulent avoir voix au chapitre depuis un certain temps, alors que le modernisme est condamné, même par Paul VI et Jean-Paul II. Mais il se diffuse dramatiquement... Le seul but que nous devons accomplir c'est omnia instaurare in Christo. Avec du recul, la situation pourrait s'éclaircir.
N'entrons donc pas dans le jeu des modernistes, tentons de dialoguer du mieux que nous pouvons sans nous déchaîner. Le zèle, aussi positif soit-il, s'il est trop prononcé dans ce monde contemporain où on propose au lieu d'imposer, peut avoir des effets contraires à ceux qu'on espérait.

Que Saint Pie X nous guide dans cette patience pour que nous puissions hâter le règne social du Christ sur l'Eglise et sur la société.