Euh ... pas vraiment mon cher Xavier
PGM () - 2003-01-31 08:06:59
Euh ... pas vraiment mon cher Xavier
Et voici pourquoi : selon vous, j'aurais dit quelque chose du genre "l'absolu de la relativité existe". À relire le texte de mon premier post auquel vous avez répondu, je vois mal ce qui apporterait de l'eau à votre moulin.
J'en déduis donc que vous le tirez de vos "deux implications" qui, selon vous, résumeraient ma pensée. Examinons-les :
1er implication
"tout est relatif" implique "il existe un absolu"
2eme implication
"il existe un absolu" implique "tout n'est pas relatif"
Sur quoi vous vous faites fort d'en démontrer l'inanité. Bon. Et il y aurait isomorphie entre les deux "implications" (il serait plus juste de parler d'énoncés ou d'affirmations ou de propositions, car en réalité, votre deuxième "implication" est une égalité.)
"tout est relatif" => "il existe un absolu"
il existe un absolu => tout n'est pas relatif
serait mieux écrit de la manière suivante :
"tout est relatif" => "il existe un absolu"
il existe un absolu = tout n'est pas relatif
Ainsi rectifiés, il est manifeste que l'isomorphie du système logique alléguée n'existe tout simplement pas, et je vois mal comment vous pouvez en conclure que " ... mais si l'absolu de la relativité existe (vous le dites!) alors la relativité fait partie des absolus potentiels du premier membre de la deuxième implication".
Dans les énoncés logiques de ce genre, mon cher Xavier, il convient de se montrer très prudent, à cause des pièges du langage. C'est là un des apports les plus importants de la Philosophie du langage, justement, qui traite de ce genre d'énoncés.
Un court schéma valant mille mots, tracez donc, je vous prie, un carré. Appelez-le "U", l'ensemble de tous les énoncés possibles. Séparez "U" en deux parties ( pas nécessairement d'égales surfaces ), "R", l'ensemble de tous les énoncés relatifs possibles, et "non R", l'ensemble de tous les énoncés non-relatifs possibles, par définition des énoncés absolus.
Si l'énoncé "tout est relatif" est vrai, alors
"R" = "U" ( à cause du quantificateur universel "tout est").
Mais l'énoncé "tout est relatif" est un absolu, un non-relatif, si vous voulez. Donc, il existe au moins un point dans "non R". Donc la proposition "R" = "U" est fausse. La proposition entraine elle-même sa négation. Donc elle est fausse.
Korz avait donc tort d'opposer cela à Matthieu.
Si ce n'est pas clair, ..... Eh! Bien ! Laissez tomber, mon bon Xavier.
In Christo,
PGM
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