La liberté religieuse (2ème partie)
Athanasios D. -  2003-01-22 22:42:42

La liberté religieuse (2ème partie)

Et pour mieux convaincre, elle fixait trois objectifs : a. une description précise de la liberté avec ses limites ; b. une réponse autant que possible convaincante à la minorité ; c. une exposition des principes fondamentaux de la liberté.

a. S'il s'agit seulement de ce point, elle disait : 1. l'État ne doit contraindre aucun homme à se faire catholique, s'il ne le veut pas ; 2. l'État ne doit empêcher personne de rester protestant ou juif ou musulman, s'il veut rester tel. Et elle poursuivait : contrainte et empêchement ici exclus sont à comprendre dans le sens le plus vaste de contrainte légale ou non, directe ou indirecte, sous forme de discrimination, de pressions psychologiques, de désavantages économiques ou d'incapacité civile.

La liberté doit être étendue au culte non seulement interne, mais aussi externe, non seulement individuel mais aussi communautaire, non seulement à la profession privée mais aussi publique et à la propagande religieuse elle-même. Elle n'est pas toutefois une liberté illimitée qui dégénère; elle trouve une limite dans le droit des autres et dans l'ordre public que l'homme d'État doit conserver et défendre, non arbitrairement mais d'après la norme du droit. Et elle ne détruit pas dans les gouvernements tout devoir envers les citoyens qui veulent professer leur foi. Les gouvernants - comme tels - sont incompétents pour juger le contenu des différentes confessions religieuses, mais ils sont intéressés et ils doivent agir pour que les citoyens aient les conditions et les moyens adaptés pour être libres dans l'exercice de leur foi ; ils n'ont pas la cura religionis (le soin de la religion), ils ne sont pas custodes utriusque tabulae (gardiens de l'une et de l'autre institution), comme les empereurs du Saint Empire Romain et les divers rois très chrétiens, très catholiques ou très fidèles d'autrefois ; ils ont seulement la cura libertatis religiosae (le soin de la liberté religieuse) comme le chef de gare de notre parabole initiale et ils appliquent la règle du chef de gare. De liberté, autant qu'il est possible ; de contrainte, autant que c'est nécessaire pour garder l'ordre public, selon la vieille règle du droit romain et canonique Odia restringi et favores convenit ampliari (il convient de restreindre ce qui est odieux et d'élargir les faveurs).

Cette liberté exclut le bas prosélytisme, irrespectueux, décidé à convertir à tout prix, subitement, par n'importe quel moyen, mais par là même rend plus urgente que jamais l'authentique évangélisation, faite de dialogue convaincant, discret, dans lequel la foi catholique se tient d'abord à la porte des âmes et frappe, entrant seulement après en avoir reçu la permission (303) ; dans le prosélytisme indiqué plus haut, au contraire, on prétendrait entrer sans demander la permission, en envahissant de force et impoliment. En ce sens, Paul VI dans le message de Bethléem (6 janvier 1964) disait: « Nous ne demandons rien, sinon la liberté de professer et de proposer à qui veut bien, en toute liberté, l'accueillir, cette religion, ce lien nouveau instauré entre les hommes et Dieu par Jésus-Christ, notre Seigneur (304) ». En ce même sens, saint Augustin aurait dit « Dieu veut sans doute remplir son paradis, mais d'hommes, non d'ânes ».

b. La minorité dit : seule la vérité a des droits. C'est mal dire, répond la majorité. Il n'existe pas une dame vérité, qui cheminerait sur les routes, qui pourrait posséder, hériter des maisons et des champs, qui ait de vrais droits. Les droits que l'homme d'État doit reconnaître et défendre, ne s'attachent qu'à des personnes concrètes, physiques ou morales, tandis que la vérité est abstraite. Comprenons-nous : ce n'est pas que l'on ne s'incline pas devant la vérité ; que l'on ne doive pas traiter la vérité bien autrement que l'erreur ; que l'on ne reconnaisse pas le devoir pour tous de la chercher sincèrement, de l'embrasser fortement une fois connue, de la professer, de la défendre et de la propager. Mais c'est une erreur de séparer la vérité de la liberté et ensuite de les opposer l'une à l'autre. La « vénérable supérieure » semble dire : « Ou la liberté ou la vérité. Si l'on proclame la liberté, peu embrasseront la vérité ». Or il faut dire au contraire « Et liberté et vérité. Plus il y a de liberté, et mieux la vérité sera embrassée ».

Sur le passé, la réponse à la minorité a été difficile et très laborieuse : textes doctrinaux et faits historiques étaient là, nombreux, paraissant donner raison à la « vénérable supérieure » : documents de Boniface VIII, de Grégoire XVI, de Léon XIII, de théologiens ; les faits de Charlemagne, des croisades, de l'Inquisition, de Gaulée. Les études, les examens ont été nombreux. Dans la Déclaration, le Concile a concentré en quelques lignes les nombreuses réponses de la majorité, distinguant entre la doctrine et la pratique. Quant à la pratique, avec une humble confession, le Concile reconnaît que dans l'Église catholique « interdum extitit modus agendi spiritui evangelico minus conformis, immo contrarius (305) ». Quant à la doctrine, au contraire, « ... semper mansit Ecclesiae doctrina nerninem esse adjidem cogendum (306) » ; l'Église « decursu temporum custodivit et tradidit doctrinam a Magistro et ab Aposaolis acceptam », c'est-à-dire la doctrine sur la liberté religieuse (307).

Ce n'est pas ici le lieu de faire un long rapport : j'indique seulement une réponse. Nous l'avons dit : la liberté religieuse se compose de deux éléments : « ne pas contraindre » quelqu'un à se faire catholique, « ne pas empêcher » quelqu'un de rester protestant, musulman ou juif.

Soit la majorité soit la minorité étaient d'accord (307bis) pour dire que l'Église avait toujours enseigné le « ne pas contraindre » ; la minorité affirmait que, avec le « ne pas contraindre », l'Église avait enseigné aussi « l'empêcher ».

Mais un homme d'État catholique peut-il, sans se contredire, « ne pas contraindre» ses propres sujets à se faire catholiques et, dans le même temps, « les empêcher » de rester acatholiques ? S'il les empêche ou leur interdit, pourquoi les empêche-t-il, sinon pour qu'ils passent à la foi catholique ? L'Eglise, donc, en enseignant à « ne pas contraindre », a enseigné aussi à « ne pas empêcher » ; certains documents paraissent dire le contraire ; mais ce sont des documents rares, parfois non clairs, souvent ils peuvent se comprendre comme liés à des circonstances historiques qui n'existent plus aujourd'hui et ils sont, habituellement, influencés par des mentalités spéciales

au contraire l'enseignement que « l'on ne peut contraindre » est extrêmement clair, explicite, continu, clairement dans la ligne de l'esprit de Jésus-Christ. On conclut que - malgré quelques ombres et quelques obnubilations temporaires - l'enseignement authentique et prédominant de l'Église a été en faveur de la liberté religieuse.

c. En venant aux preuves à apporter, la majorité s'est efforcée de les trouver dans l'homme, en Dieu, dans l'État moderne.

Observons l'homme moderne, a-t-elle dit. Il a pris, ou est en train de prendre conscience de sa dignité et de sa liberté au degré le plus haut ; il en revendique une reconnaissance toujours plus ample et plus garantie; en toute nation, il se met à exiger une Charte fondamentale, la Constitution, qui fixe aux gouvernants des limites précises, en distinguant ce qu'ils peuvent et ce qu'ils ne peuvent pas faire, la zone qui leur est permise et la zone interdite; et dans la zone interdite aux gouvernants, on trouve toujours la religion, déclarée jalousement « réserve de chasse » du citoyen.

Autrefois cette affirmation de la liberté propre sur le terrain religieux était beaucoup plus timide : il n'existait pas en effet le pluralisme dans les proportions de maintenant, tandis qu'étaient plus répandus que maintenant l'atavisme et le conformisme religieux ; on acceptait aussi, sans discuter, un certain paternalisme des gouvernants sur le terrain religieux ; et le césaropapisme ou le papocésarisme, s'ils étaient dilués et pas trop ardents, étaient plutôt appréciés pour les bienfaits qu'ils paraissaient apporter. Aujourd'hui ce n'est plus le cas ; aujourd'hui le catholique John F. Kennedy** se fait admirer de tous, parce que, loyalement fidèle à la Constitution, il respecte tous les cultes ; on proclame, même des évêques et des intellectuels catholiques, la fin de « l'âge constantinien » ou « grégorien » ; on exige une distinction plus nette entre Dieu et César en hommage à l'évangile ; on déclare découlant du profond de la nature humaine, et par conséquent de Dieu, cette soif de liberté, cette allergie â l'intolérance ; on veut que, de droit naturel, la liberté religieuse devienne aussi un droit civil reconnu et garanti ; et les gouvernements, en la reconnaissant et en la garantissant à l'échelle mondiale, nous mettent devant un mouvement qui apparaît très vaste et désormais irréversible. Comment ne pas voir en cela un dessein de Dieu et ne pas reconnaître que, les conditions opportunes étant désormais réalisées, il se manifeste clairement un droit de l'homme, qui a toujours existé, mais qui, avant maintenant, était obscurci par des circonstances moins propices ?

Nous observons aussi comment l'homme a été structuré pour la vérité. D'abord il lui est donné par Dieu le besoin et le devoir d'aller à sa recherche ; deuxièmement, il lui est fixé encore par Dieu le procédé, la méthode pour l'atteindre. Quel procédé ? Un procédé humain, c'est-à-dire digne de l'homme, qui respecte son intelligence et sa volonté libre et donc fait de recherche libre et d'adhésion consciente, voulue, personnelle. Mais la recherche, si elle est libre, comporte le pouvoir de parler avec des personnes d'opinions opposées, qui soient elles aussi des personnes vraiment libres, elle comporte la faculté de peser et de juger, pour ensuite choisir, le pour et le contre. La vérité choisie de cette manière libre est honorée ; la vérité non choisie, mais imposée, est humiliée, même si elle est la vérité religieuse ; « nil enim est tain voluntarium quain religo », a écrit Lactance, qui peu avant avait dit: « religio cogi non potest, verbis potius quam verberi bus res agenda est, ut sit voluntas (308) ».

- Cette théorie comporte des risques ! a objecté à ce moment la minorité. - Certainement, a-t-on répondu, mais le risque n'est-il pas couru par Dieu lui-même ? C'est Dieu qui, dans sa sagesse, a préféré l'homme capable d'erreur plutôt qu'incapable d'embrasser librement et consciemment la vérité ; c'est Dieu qui a confiance dans la force conquérante de la vérité !

Ensuite ce que Dieu pense de cette vérité liée à la liberté apparaît assez bien dans la Bible. D'une part, il « veut que tous les hommes... parviennent à la connaissance de la vérité (309) » ; « que la Parole de Dieu accomplisse sa course et soit glorifiée (310) » ; que, malgré les menaces, « ses serviteurs annoncent sa parole en toute assurance (311) ».

D'autre part, il est disposé à « fermer les yeux sur les temps de l'ignorance (312) », « dans sa patience il avait laissé impunis les péchés commis avant (le Christ) (313) ». Jésus n'a pas voulu imposer par la force ses vérités, il n'a pas empêché la propagation des opinions contraires, il a simplement « rendu témoignage à la vérité », affirmant : « Quiconque est de la vérité écoute ma voix (314) » : il a dit « Je suis la Vérité », puis il s'est laissé condamner et mettre injustement à mort. En regardant son mode d'agir, on dirait presque qu'il s'est imposé la règle de ne pas faire pression sur ses auditeurs, même pas pour leur faire du bien. Paul VI exprime cette pensée dans son encyclique Ecclesiam suam (n. 77) : « Le dialogue du salut ne contraignit physiquement personne à l'accueillir ; il fut une formidable demande d'amour, qui, si elle constitue une redoutable responsabilité pour ceux à qui elle était adressée (315), les laissa toutefois libres d'y correspondre ou de la refuser ; il adapta même aux exigences et aux dispositions spirituelles de ses auditeurs la quantité (316) et la force démonstrative des signes (317), afin de leur faciliter le libre consentement à la révélation divine, sans toutefois leur ôter le mérite de ce consentement. De même si notre mission est annonce de vérités indiscutables et d'un salut nécessaire, elle ne se présentera pas armée de coercition extérieure, mais par les seules voies légitimes de l'éducation humaine, de la persuasion intérieure, de la conversation ordinaire, elle offrira son don de salut, toujours dans le respect de la liberté personnelle des hommes civilisés ».

L'esprit du Christ est exactement celui-ci. Il condamnera, il est vrai, celui qui coupablement n'a pas voulu croire (318), mais à la fin du temps accordé à l'épreuve ; avant ce jour, dans le champ du monde, sont « laissés croître ensemble » aussi bien le bon grain que l'ivraie, ceux qui sont dans la vérité et les égarés. D'autre part il se déclare doux et humble, venu pour servir et non pour se faire servir, selon la méthode du Serviteur de Yahvé : « Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas (319) » ; il recommande d'être les enfants de ce Père qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes (320) ».

C'est aussi la nouvelle physionomie des États qui a fourni quelque appui utile à la majorité. Les États modernes, en général, se déclarent pour la liberté religieuse? Jusqu'à la Russie qui en parle à l'article 124 de sa Constitution : cette liberté russe, malheureusement, est une liberté au compte-gouttes, du seul culte, conférée par l'État ; contredite ensuite et pratiquement annulée par l'autorisation légale de mettre tout obstacle à l'exercice de la liberté concédée ; dans cette Constitution, il y a cependant la tentative de sauver la face, de faire au moins un peu bonne figure. Plusieurs États ont une religion officielle ou privilégiée (par exemple, l'Angleterre, la Suède, l'Égypte) ; néanmoins, ils concèdent aux autres religions la liberté soit de droit soit de fait. Bien des États se déclarent neutres, laïcs, mais d'une neutralité saine, d'une laïcité ouverte envers la religion. Dans le passé, les gouvernements justifiaient leur laïcité par les motifs faux que toutes les religions sont égales, qu'il n'y a pas d'obligation de rendre un culte à Dieu ; aujourd'hui, en général, elles allèguent les motifs justes de l'incompétence de l'État pour prononcer des jugements religieux, du pluralisme et du dommage consécutif que subirait l'État si, à tant de difficultés, s'ajoutaient la clandestinité et la révolte latente de groupes minoritaires pour motif de discrimination religieuse. Devraient donc, du moins en partie, tomber les réserves et les prises de position de Léon XIII contre les gouvernements « neutres » et « laïcs ». Le même Léon XIII, ayant déclaré que l'Église accepte n'importe quelle forme politique de gouvernement, s'il assistait aujourd'hui à la mutation survenue, approuverait l'attitude des gouvernements actuels favorables à la liberté religieuse.

Ces raisons, exposées dans l'Aula et au-dehors par la majorité, prises au moins dans leur ensemble, ne manquèrent pas de faire une profonde impression ; dans l'avant-dernier scrutin, les opposants furent au nombre de 249, dans le dernier, à peine 70.

Maintenant, la Déclaration a été promulguée ; l'importance pratique qu'elle devrait avoir, a été encore dite par Paul VI dans un discours du 17 avril 1984. Le pape y fit allusion à l'espoir que le texte conciliaire sur la liberté religieuse arrive au port : dans ce cas, dit-il, il « sera d'une grande portée non seulement pour l'Église, mais pour tous ceux - et ils sont innombrables - qui se sentiront concernés par une déclaration autorisée en cette matière (321) ».

Le monde - nous pensons que c'est ce que voulait dire le pape - aura plus de confiance en l'Église, déposant toute hypothèque et toute réserve dans ses confrontations ; à l'Église s'offriront des occasions inédites de faire apprécier sa propre doctrine très originale et il lui sera plus facile de dialoguer oecuméniquement.

Les risques possibles indiqués plus haut imposeront un engagement et un soin nouveaux pour une catéchèse plus soignée et un christianisme moins conventionnel et plus convaincu.

Il faudra aussi penser à qui remplacera l'État pour aider l'Église. Pour ce remplacement, il ne peut y avoir que les fidèles, non tant par les moyens matériels que par un témoignage plus lumineux de vie.

Enfin, il faudra adopter l'esprit authentique de la Déclaration, en cherchant à distinguer entre l'erreur et les égarés, et en réservant à ces derniers compréhension, intérêt et amitié.

Il s'imposera une formation plus soignée à l'amour de la liberté : les jeunes spécialement devront être initiés à avoir non seulement des connaissances, mais des convictions ; à agir avec le sens de la responsabilité; à lutter avec ardeur pour tout ce qui est beau et juste ; à se préserver de deux périls opposés, c'est-à-dire soit de disparaître dans la grisaille de la masse qui boit passivement tout ce qui lui est administré, soit d'émerger exagérément pas peur de conformisme, en niant toute autorité légitime et en méprisant la juste obéissance.

Cette Déclaration désarmante ne désarmera pas de fait toute hostilité, et beaucoup continueront à être les ennemis et les adversaires de l'Église catholique. Mais voici ce qui importe : que l'Église ne soit l'ennemie et l'adversaire de personne ; que les catholiques se laissent investir par l'esprit de François de Sales, qui disait : J'ai un coeur ainsi fait que si quelqu'un m'arrache l'oeil gauche, je m'efforce de lui sourire avec l'oeil droit, qu'il m'a laissé.

Notes:

* Lettre aux diocésains (Bollett. Eccl., 1966, pp. 86-98).
298. Mc 3, 17; Lc 9, 5116.
299. Capitulatio de partibus Saxonum, can. 8 A Verden, sur l'Aller près de Brème, 4 500 Saxons furent décapités en 782. II est vrai que le pape Adrien désapprouva. Alcuin écrivit: Envoyez aux Saxons des missionnaires, non des brigands, en donnant pour motif: « Attrahi potent homo ad finem, non cogi. Cogi poteris ad baptismum, sed non proficit fidei » (L'homme peut être attiré à la foi, mais non contraint. II peut être contraint au baptême, mais le fait n'est pas bon pour la foi), Todesco, III, 1925, p.116.
300. Practica Inquisitionis, Panigi 1886, p. 217.
301. Par exemple, l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, du 10 décembre 1948 ; l'article 9 de la Convention entre les membres du Conseil de l'Europe pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du 5 novembre 1950 ; les numéros 2 et 5 du préambule de la Charte institutive de l'Organisation de l'unité africaine, du 21-26 mai 1963.
302. AAS, 1965, p. 182.
303. Cf. Ac 3, 20.
304. AAS, 1964, pp. 176-177.
305. Dignitatis humanae, 12 (il y a eu parfois dans la vie du peuple de Dieu, ... des manières d'agir moins conformes, bien plus même contraires â l'esprit évangélique).
306. Ibid. (l'Église a cependant toujours enseigné que personne ne peut être amené par contrainte à la foi).
307. Ibid. (Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise).
307 bis. C. 1351. - Mystici Corporis (AAS, 1943, p,243): « si qui, non credentes, eo reapse compelluntur ut Ecclesiae aedificium intrent ..., ii procul dubio yen christifideles non fiunt fides enim... tibernimum esse debet "obsequiuni intellectus et voluntatis" (Conc. Vatic. I). Si igitur aliquando contingat, ut contra constantem Apostolicae huius Sedis doctrinam ad amplexandam catholicam fidem aliquis adigatur invitus, id Nos facere non possumus quin, pro officii Nostri conscientia, reprobemus » (S'il en est qui, sans croire, sont en réalité contraints à entrer dans l'édifice de l'Église... ceux-là, sans aucun doute, ne deviennent pas de vrais chrétiens car la foi sans laquelle on ne peut plaire à Dieu doit être un libre « hommage de l'intelligence et de la volonté ». Si donc il arrive parfois que, contrairement à la doctrine constante du Siège Apostolique, quelqu'un soit amené malgré lui à embrasser la foi catholique. Nous ne pouvons nous empêcher, conscient de notre devoir, de réprouver un tel procédé).
**L'écrit remonte à une date antérieure au tragique 22 novembre 1963 à Dallas, où le Président Kennedy fut froidement assassiné. Quoi qu'il en soit, ici vaut son témoignage objectif (note de l'éditeur).
308. PL 6, 614 et 616 (Rien n'est aussi volontaire que la religion; la religion ne peut pas être imposée, elle est à traiter plus avec les paroles qu'avec les coups, car elle est faite de volonté).
309. 1 Tm 2, 4.
310. 2 Th 3, 1.
311. Ac 4, 29.
312. Ac 17, 30.
313. Rm 3, 25.
314. in 18, 37.
315. Cf. Mt 11, 21.
316. Cf. Mt 12, 38 ss.
317. Cf. Mt 13, 13 ss.
318. Cf. Mt 16, 16.
319. Mt 12, 20.
320. Mt 5, 45.
321. AAS, 1964, p. 389.