Athanasios D. - 2003-01-14 12:43:51
"Instance critique"
J'ai parfois l'impression que la FSSPX est à l'Eglise ce que les #censuré# sont à la FSSPX, non? L' "instance critique de l'Eglise" semble elle-même malmenée par certains de ses rejetons manifestement... De là à ce qu'on lui demande de balayer devant sa porte, vous me suivez? 
Ceci étant, concernant la critique sytématique pas forcément constructive:
"Vaut-il mieux révéler au public ce que l’on pense ou vaut-il mieux habituellement le taire ? Faut-il tout dire ou ne rien dire ?
La première attitude est prônée par les tempéraments fougueux, excessifs en humeur autant qu’en verbe et qui pensent faire accepter par une réclame de franchise leurs échappées de paroles. Jeter à la tête des gens et leur crier aux oreilles « leurs vérités » devient ainsi une parade, une manière de vantardise qui n’est pas toujours sincère ; car celui qui « dit tout » sait dissimuler à point quand son propre avantage l’y pousse.
A l’opposé, voici les gens retors dont on ne sait jamais le fond de la pensée. Interrogez-les : Ils prennent des airs surpris, répondent évasivement, ne disent ni oui ni non. Leur excessive réserve est une ruse égoïste : « Trop parler nuit », pensent-ils. S’ils sont obligés de répondre, ils avancent des mots et les retirent ; ils gazent, entortillent, s’échappent en digressions, sèment des sous-entendus et finalement stupéfient assez l’esprit de leur interlocuteur pour qu’il s’embrouille sur la réponse donnée et ne puisse en équilibrer les affirmations et les réticences.
Voilà donc deux attitudes qui, par leur excès, s’opposent et, de ce fait, se dénoncent comme illégitimes. Ni l’une ni l’autre n’invoque de motif valable. Le fanfaron de franchise parle de son tempérament et le cachottier, des ennuis qu’il veut éviter.
Ici, comme en toutes les actions dirigées par la conscience morale, un juste milieu s’impose. N’en cherchons pas plus longtemps la formule raisonnable. A ces deux extrêmes inadmissibles : « tout dire » ou « ne rien dire » il faut opposer le devoir de parler ou de se taire à propos."
(H.-D. NOBLE, O.P. In Revue des Jeunes, 10 Août 1917.) (le reste sur http://www.salve-regina.com/Philosophie/Verites_a_taire_Noble.htm )