Justin Petipeu - 2003-01-12 22:07:08
Méprise
Je crois que vous vous méprenez sur DICI...mais aussi sur "Ecclesia Dei".
Il est certain que depuis l'éviction de l'abbé Bisig, la FSSP a changé de cap. On peut s'en féliciter ou le regretter...mais il faut le constater. L'exclusivité liturgique est devenue une vieille histoire ; l'abbé Garban prend fait et cause pour Assise dans la revue officielle de la FSSP ; et je crois savoir que la Nef nous sort un numéro pour célébrer dans la joie et la bonne humeur les 40 ans de Vatican II, dont on n'arrive plus à compter les bienfaits. C'est ainsi.
Que reprochez-vous à DICI ? de le dire ? c'est celà, le "durcissement" ? Je crois que ce qui est en cause, c'est plutôt l'amollissement de la mouvance Ecclesia Dei, en l'occurence.
Vous me parlâtes un jour d'un certain abbé qui vous est proche et qui se déclarait alarmé par le ( prétendu ) durcissement de Mgr Tissier de Mallerais. Soit. Mais enfin ! qui a changé depuis le temps où ils s'étaient connus ? Qui dit le NOM ? qui s'est incardiné à un évêque de France ? qui se bat encore pour le rit traditionnel dont vous êtes bien heureux de bénéficier, cher Xavier ?
Vous prenez votre place dans l'Eglise ; c'est bien. Vous en êtes les fils légitimes ? ce n'est pas l'avis des évêques ni même de Rome. Mais la FSSPX elle aussi se déclare légitime héritière de la Tradition catholique et elle a des arguments pour celà. Force est de constater que vous n'êtes accepté nulle part, malgré vos concessions, et que les faits démentent cette sorte de rengaine qui voudrait que les Ecclesia Dei marchent main dans la main avec les évêques.
Rien de bon ne peut sortir de cette situation :
- soit l'aggravation du compromis ( il faut prouver qu'on est avec l'évêque et non avec les méchants FSSPX ).
- soit la rupture. Mais je sais, pour avoir quelques relations dans ce milieu, qu'il n'y en aura pas.
Donc, il ne reste plus qu'une chose : accuser les petits camarades de "durcissement". Tout comme la droite parlementaire qui a voté l'avortement en 1974, accuse aujourd'hui la droite anti-avortement d' "extrême-droite", alors qu'en 1920, elle-même votait la peine de mort pour les avorteuses.
C'est le glissement, quoa....