chesco - 2003-01-10 21:40:52
Réfléchi?
Certe je n'ai pas lu les textes, et je ne compte pas le faire (je suis déjà effaré par le temps que je passe sur le forum!).
Ce que je repproche à l'église catholique en général (je ne connais pas bien les préceptes des othodoxes et des protetants), c'est qu'il est toujours question de déléguer la réflexion aux "autorités supérieures", ou aux textes. Or, je le répète, ce sont des êtres humains comme vous et moi, ils ont un avis:
_soit c'est Dieu qui leur a dit en personne (dans ce cas, cela remet en cause le libre arbitre accordé aux hommes par Dieu).
_soit c'est leur avis personnel et dans ce cas il est sujet à erreurs (personne n'est parfait, le fait d'être à la tête d'une institution comme celle çi n'en fait pas des surhommes)
D'autre part mon intention est moins de donner des leçons que de bousculer les habitudes que je décrie plus haut. Votre réflexion est faite sans doute mais elle n'est pas définitive (du moins je l'espère!)
///////// L'euthanasie, c'est-à-dire mettre fin à la vie d'un patient par un acte délibéré, même à sa demande ou à celles de ses proches, est contraire à l'éthique. Cela n'empêche pas le médecin de respecter la volonté du patient de laisser le processus naturel de la mort suivre son cours dans la phase terminale de la maladie.////////////
Evidemment, il est hors de question de laisser un médecin décider de la vie ou de la mort d'un malade. Ceci dit, si c'est le malade qui le décide on doit le laisser faire, et dans tous les cas c'est du suicide! Si la personne refuse un traitement médical et que cela entrîne sa mort, c'est du suicide. Si la personne débranche un appareil nécéssaire à sa survie c'est du suicide, si elle demande un médicament pour mourir c'est du suicide.
Le problème c'est que la loi n'autorise que le suicide par refus des médicaments, c'est à dire qu'elle n'autorise que la situation la plus douloureuse pour la personne (parfois la morphine a du mal à agir, mais si en plus on ne prends plus de médicaments, c'est horrible!).
Et la religion? Désolé mais je n'ai vraiment pas le temps de lire les textes dont vous m'avez donné les références. Quoi que vous disiez il est possible de donner les lignes directrices d'un texte, de même qu'il est possible de décrire la ligne éditoriale d'un journal . J'esperais juste qu'au lieu de me donner des références, vous apportiez les arguments en question (idée -> argument -> exemple).
J'ai reçu une éducation catholique, et j'ai pris mes distances avec celle çi lorsque je suis devenu assez mature pour voler de mes propres ailes. Si je me souviens bien, la religion catholique soustrait l'individu à lui même. Dieu nous a confié la vie, mais nous n'en sommes pas propriétaires, c'est la raison pour laquelle le suicide n'est pas admis par l'Eglise. Pourtant il y est aussi question d'amour "Dieu est amour" répetez vous tous les dimanches. Dans ce cas, pourquoi Dieu laisse t-il les hommes dans la souffrance? (pas seulement à l'hopital, mais il y a les guerres, etc.) On a pas le droit de laisser ceux que l'on aime dans la souffrance,même, et surtout, si l'on est doté de pouvoirs divin.
Et ne me dites pas que c'est parce que Dieu a choisi de laisser les hommes libres, car un créateur qui aime, et qui est amour ne devrait pas laisser le malheur exister. C'est un peu comme s'il choisissait lui même d'autoriser implicitement les hommes à s'entretuer, tout en leur disant de ne pas le faire.
S'il a tant soi peu de pouvoir, il peut effacer les deux ou trois chromosomes belliqueux dont il nous a dotés pour les remplacer par deux ou trois chromosomes d'amour! Ce n'est rien pour quelqu'un qui a inventé l'univers. De même qu'il pourrait supprimer la douleur des gens proches de la mort.
Chesco
PS: visiblement, je vous ai offensé, je m'en excuse, mais moi même je suis assez agaçé par ce que je peux lire ici et là. Il y est toujours questions de lire ce qu'a dit untel à tel siècle ou d'écouter les recommandations de Jean Paul II. Mais lire ne suffit pas! On apprends pas la philo, on apprends à philosopher!
Puisque vous semblez vouloir mettre fin au débat, soit. Mais je vous en prie pensez-y! Pensez que vous avez un libre arbitre et confontez vos opinions. A l'aumonerie on discutait les textes et on avait le droit de ne pas être d'accord, c'est ça aussi la vie; la société évolue, l'Eglise devrait aussi.