Tintin () - 2003-01-08 16:03:36
Vous êtes donc d'accord
Mouais. Bon, vous êtes d'accord que :
1. en principe, on obéit
2. si le pasteur légitime vous demande de faire ou croire qqc qui n'est manifestement pas légitime, et que cette illégitimité est grave, on peut voire doit désobéir sur ce point-là, d'autant plus que cette illigitimité est condamnée par l'autorité légitime supérieure au pasteur
3. on ne désobéit que dans les limites fixées par le point précédent et concernant cette illégitimité
Donc, on obéit quand même si :
1. ce qu'on demande de faire ou de croire est illégitime mais que cette illégitimité n'est pas si grave (p.ex. présenter la burette d'eau à droite et de vin à gauche) ou pour éviter un plus grand dommage (cas de nécessité)
2. le pasteur à qui l'on pourrait à première vue désobéir n'a pas de supérieur hiérarchique qui condamne cette illégitimité, sauf illégitimité grave et manifeste (p.ex. si l'on devait admettre que, selon le NOM, un laïc pourrait de manière ordinaire distribuer le Sang du Christ)
Vous estimez, à tort (selon moi et selon l'Eglise), que le NOM en lui-même (je ne parle pas des abus mais de la forme la plus "traditionnelle" actuellement possible de celui-ci) justifie de désobéir en toute matière ecclésiastique (incardination, discipline, formation, ...) : la désobéissance est disproportionnée à l'illégitimité.
D'autant plus que les pasteurs qui se mettent ainsi hors la loi n'ont qu'une compétence valide limitée pour l'administration des sacrements (certains prétendent le contraire, merci j'ai lu, mais je maintiens), de sorte que non seulement la désobéissance n'est pas justifiée, mais en plus elle crée un plus grand mal que s'ils obéissaient. C'est donc doublement disproportionné.
Vous allez rétorquer que la balance des intérêts est différente... Dieu juge.