Alors, parlons-en, Athanase !
UNEC -  2002-12-09 18:27:05

Alors, parlons-en, Athanase !

Moi aussi, navré, de revenir sur les arguments mille fois présentés, pesés, et jugés au moins raisonnables, sinon convaincantes:

1) Pour St Ignace, le maître de l'obéissance, il faut toujours obéir dans les petites choses, pour tuer l'orgueil, dans les choses moyennes il faut également toujours obéir, pour tuer l'orgueil. Mais dans les grandes choses - c'est pourquoi on a tué l'orgeuil - il faut lucidement mettre les choses en face de sa conscience, de façon très longue et pesée, d'ailleurs, par exemple pendant 30 jours en mettant dans 2 colonnes les pour et les contre, et chaque jour le mouvement de l'âme, devant Dieu, en faveur de laquelle des solutions.

2) St Thomas d'Aquinas a dit la même chose: en dernier lieu, c'est la conscience - bien éduquée, bien sûr - qui tranche.

3) St Bonaventure, le commentataire de St Thomas a bien indiqué que cela se réfère bien aussi aux supérieurs dans les ordres.

4) Et le grand cardinal Caïetan, celui qui lutta contre Luther, a ajouté que cette éventuelle désobéissance peut aller jusqu'à désobéir au pape. Imaginez ! Mais il faut que ce soient de très gros sujets, des conditions catastrophiques en cause etc.

Question à vous, Athanase, pour vous tout va bien dans l'Eglise ? Tout va très bien, Madame la marquise ? Quand 80 séminaires ferment en France, quand la fréquentation de la Messe chute de 30 à 3 % (c'est-à-dire VINGT MILLIONS DE FRANCAIS QUI NE VONT PLUS AUX SAINTS SACREMENTS), pour vous, c'est rien ? Cela ne vaut pas la peine de se poser la question en conscience: il faut garantir la survie de l'ancienne messe, de l'ancienne foi, de la Rome éternelle, en faisant absolument sûr qu'il y ait non pas seulement 1 évêque - le pape avait, par le cardinal Ratzinger - accepté cela pendant ses discussions avec Mgr Lefèbvre, mais par 3 ou 4 évêques. Car un évêque peut tomber sous le tramway, et qu'est-ce que vous ferez, Monsieur Athanase ? Qu'est-ce que vous ferez avec la tradition qui, selon toutes les apparences, sauve les gens, les fait revenir aux sacrements, à la Vierge Marie, à Dieu ? Tout cela, cela ne vaut même pas la peine de peser devant Dieu ? De mettre en face de sa conscience ? Croyez nous, nous sommes tous passés par là, par ces tourmentes, et nous sommes sortis de ces tourmentes, pour parvenir à une décision claire, définitive, absolue: je joins la tradition, devant Dieu et l'Eglise.
Venez aussi, Athanase, le temps presse !
Et ne croyez pas que le pape ne serait pas notre pape. C'est notre pape, mais c'est comme avec les papas. On peut avoir un papa qui boit. Le fils peut dire: mon papa boit, mais de ce fait il ne cesse pas d'être son papa. C'est comme cela entre nous et le pape. Nous avons grand'peine. Et nous ne sommes NI SCHISMATIQUES, NI HERETIQUES, NI EXCOMMUNIES, quoi que vous disiez.
Pensez à Jeanne d'Arc, et vous aurez tout compris.
Bien à vous, in Christo,
W.W.