Re : Le NOM...
Stephanopoulos -  2002-12-03 01:40:07

Re : Le NOM...

Je n'ai ni entendu le second ni le premier. Il y a eu autre chose en guise de remplacement qui était chanté.
Pour le reste, je ne suis pas à votre place.
Pour ma part, je refuse de croire que le Fils est "de même nature" que le Père; c'est un conception
qui à été définie au concile semi-arien de Sirmium entre l'an 357 et 359.

Voici un extrait du dictionnaire des conciles:
"Le concile, voyant leur dissimulation et leur mauvaise foi, rassembla toutes les expressions de l'Écriture à l'égard du Fils, comme celles qui l'appellent splendeur, fontaine, fleuve, figure de la substance, lumière, qui disent qu'il n'est qu'un avec son Père, et les renferma toutes sous le seul mot de Consubstantiel, se servant du terme grec omoousios, qui marque que le Fils n'est pas seulement semblable au Père, mais si semblable, qu'il est une même chose, une même substance avec le Père, et qu'il en est inséparable ; en sorte que le Père et lui ne sont qu'un (Joan., X, 30), comme il le dit lui-même : le Verbe est toujours dans le Père, et le Père dans le Verbe, comme la splendeur est à l'égard du soleil. Voilà pourquoi les Pères de Nicée après en avoir longtemps délibéré, s'arrêtèrent au mot Consubstantiel, comme nous l'apprend saint Athanase, qui y fut présent et qui y tint l'un des premiers rangs."
Il y en eut qui le rejetèrent avec raillerie, sous prétexte qu'il ne se trouvait point dans l'Écriture, et qu'il renfermait de mauvais sens, car, disaient-ils, ce qui est consubstantiel ou de même substance qu'un autre, en vient de trois manières : ou par division, ou par écoulement, ou par production : par production, comme la plante de la racine ;
par écoulement, comme les enfants des pères ; par division, comme deux ou trois coupes d'une seule masse d'or. Ils soutenaient que le Fils ne procède de son Père en aucune de ces manières. Il se fit diverses demandes et diverses réponses pour examiner ces
sens qu'ils donnaient au terme de Consubstantiel ; mais le concile, rejetant tous les mauvais sens qu'ils prétendaient y trouver, l'expliqua si bien, que l'empereur lui-même comprit qu'il n'exprimait aucune idée corporelle, qu'il ne signifiait aucune
division de la substance du Père absolument immatérielle et spirituelle, et qu'il fallait l'entendre d'une manière divine et ineffable. On fit voir encore qu'il y avait de l'injustice de leur part à rejeter le terme de Consubstantiel..."

Osius fut commis pour le dresser, et Hermogènes, depuis évêque de Césarée en
Cappadoce, pour l'écrire et le réciter (le Credo) dans le concile. Il fut conçu en ces termes :

" Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c'est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au
ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s'est incarné et s'est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit. Pour ceux qui disent : " Il fut un temps où il n'était pas " et : " Avant de naître, il n'était pas " et : " Il a été créé du néant ", ou qui déclarent que le Fils de Dieu est d'une autre substance [hypostasis] ou d'une autre essence (essence=nature) [ousia], ou qu'il est soumis au changement ou à l'altération, l'Église catholique et apostolique les anathématise."

L'expression " de même nature ", plus faible que le "de même substance " ou le " de substance semblable" des ariens, est celle du concile semi-arien de Sirmium (357-359) ; pour les semi-ariens, le Christ avait bien une nature divine, mais était une créature du Père avec qui il n' était pas consubstantiel.
Cette traduction faite dans le Novus Ordo est donc plus que douteuse : " Vous l'avez solennellement déclaré votre Fils bien aimé " est traduit : " Tu l'as désigné comme ton Fils bien aimé " (Collecte du 15ème dimanche ordinaire). Et celle-ci : Lors du baptême du Christ, une voix se fit entendre du Ciel : " Tu es mon Fils bien aimé! En toi je me suis complu”, deviens dans le Novus Ordo : " C'est toi mon Fils : moi, aujourd'hui je t'ai engendré ". Doit-on comprendre que l'homme Jésus est devenu Fils de Dieu en recevant sa mission a son baptême?
Il y a d’autres exemples du même genre, mais je vous en fait grâce.
Voici le premier canon du Saint Concile de Constantinople au sujet des semi-ariens et autres hérétiques :

1. Que les décisions prises à Nicée demeureront inaltérables et de l'anathème des hérétiques. La profession de foi des 318 pères réunis à Nicée en Bithynie, ne doit pas être altérée, mais au contraire conserver toute son autorité, et l'on doit anathématiser toute hérésie, en particulier celle des eunomiens ou anoméens, celle des ariens ou eudoxiens, celle des semi-ariens ou pneumatistes, celle des sabelliens, celle des marcelliens, celle des photiniens et celle des apollinaristes.

Et le 2ème canon du Saint concile de Constantinople III, 6ème concile eucuménique.
2.- Confirmation des ordonnances apostoliques, de la tradition des pères et des Conciles précédents.
Ce saint concile a pris aussi la décision très belle et très importante, que resteront désormais sûrs et confirmés pour le salut des
âmes et la guérison des passions les 85 canons reçus et confirmés par les saints et bienheureux pères qui nous ont précédé, et
transmis à nous aussi sous le nom des saints et glorieux apôtres. Mais comme dans ces canons il nous est ordonné de recevoir
aussi les constitutions des mêmes saints apôtres rédigées par Clément, dans lesquelles jadis les hérétiques ont interpolé au dam
de l'Eglise des choses fausses et étrangères à la vraie foi, qui ont terni la noble beauté des vérités divines, nous avons décidé
de rejeter, comme il convenait de le faire, ces mêmes Constitutions pour l'édification et la sécurité du peuple très chrétien, en
désapprouvant absolument les élucubrations des mensonges hérétiques et nous appuyant sur le pur et complet enseignement
des apôtres.
Nous confirmons aussi tous les autres saints canons, qu'édictèrent nos saints et bienheureux pères, c'est-à-dire, les trois cent dix
huit saints pères réunis à Nicée, ceux d'Ancyre, de plus ceux de Néocésarée, de même ceux de Gangres, de plus ceux
d'Antioche de Syrie, et aussi ceux de Laodicée de Phrygie ; de plus, les cent cinquante pères, qui se sont réunis dans cette ville
impériale gardée de Dieu et les deux cents, rassemblés la première fois à Ephèse, et les six cent trente saints et bienheureux
pères de Chalcédoine : de même ceux de Sardique, de plus ceux de Carthage, et aussi ceux qui de nouveau se sont réunis
dans cette ville impériale gardée de Dieu sous Nectaire évêque de cette ville impériale et Théophile feu l'archevêque d'Alexandre.
Mais aussi les canons de Denys qui fut archevêque de la grande ville d'Alexandre et de Pierre qui fut archevêque d'Alexandrie et
martyr, de Grégoire le thaumaturge, qui fut évêque de Néocésarée, d'Athanase archevêque d'Alexandre, de Basile archevêque
de Césarée en Cappadoce, de Grégoire évêque de Nysse, de Grégoire le Théologien, d'Amphiloque d'Iconium, de Timothée le
premier qui fut archevêque d'Alexandre, de Théophile archevêque de la même grande ville d'Alexandrie, de Cyrille archevêque
de la même Alexandrie et de Gennade qui fut patriarche de cette ville impériale gardée de Dieu : de plus, le canon édicté par
Cyprien, qui fut archevêque du pays de l'Afrique, et par son synode, canon qui resta en vigueur selon la tradition dans les
territoires seuls de ces évêques.
Il n'est permis à personne de falsifier les canons énumérés plus haut, ou de les déclarer nuls ou
d'admettre d'autres canons que ceux-là, composés en contrefaçon par ceux qui ont essayé d'exploiter la Vérité. Si quelqu'un est
convaincu d'innover à propos de quelque canon ou d'essayer de le tourner, il aura à répondre de ce même canon, soumis à la
peine que ce canon impose et guéri par ce canon même contre lequel il a péché.

Donc, une personne est hérétique dans la mesure où il adhère à une doctrine fausse que les canons condamne c'est donc à chacun de faire son examen de conscience. Si quelqu'un sur le forum trouve quelque chose dans le rit traditionnel qui n'est pas conforme à ce que l'Eglise enseigne, qu'il l'expose.

Bien à vous!