Une première pour un pape
Alban Lomonier (194.158.98.xxx) -  2002-11-15 07:45:59

Une première pour un pape

Une première pour un pape
Jeudi 14 novembre

Jeudi, pour la première fois dans l'histoire de la République italienne, un pape a été reçu au Parlement - ancien siège de l'administration pontificale - en présence du chef de l'Etat et du gouvernement. Seuls quelques députés et sénateurs de partis laïcs et communistes ont boudé la séance. En dépit de ses difficultés à se faire entendre des parlementaires à cause de la maladie de Parkinson, Jean-Paul II a prononcé un discours de 45 minutes. Il a dénoncé devant les parlementaires italiens la «terrible dimension» prise par le terrorisme international et exonéré les trois grandes religions monothéistes de toute responsabilité dans ce phénomène. Pour le pape, c'est «d'une manière totalement déformée» que chrétiens, musulmans et juifs ont été impliqués dans de telles situations. Vingt fois le pape a été interrompu par des applaudissements, avant d'être ovationné debout par les élus de gauche comme de droite et leurs invités triés sur le volet.

Outre le terrorisme, Jean Paul II, dont les propos ont été qualifiés de «hauts et nobles» par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, a abordé les thèmes de la construction européenne et les effets pervers de la mondialisation.

Les parlementaires se sont montrés plus réservés quand le pape, primat d'Italie et évêque de Rome, a émis des recommandations à propos de l'Italie sur des sujets traditionnels comme la famille. Le pape s'est alarmé du faible taux de natalité en Italie et a souhaité une «initiative politique» qui maintienne «fermement» la reconnaissance des droits de la famille comme société fondée sur le mariage, en rejetant ainsi toute autre forme d'union hétérosexuelle ou homosexuelle.

REUTERS