Nelly Achlaw - 2002-11-07 23:42:28
Re : Non, non!
Il serait vraiment temps qu'un prêtre catholique avec la tête sur les épaules enfile des gants en caoutchouc et nous dispense la bonne parole sur ce sujet.
Lorsque je lis ceci : "Ainsi, pour l'homo la chasteté est-elle une obligation et pour l'hétéro un choix et un don délibéré, ce qui fonde à mon sens une différence lorqu'on prononce le voeux de chasteté pour être ordonné", j'ai envie de hurler.
La chasteté, une *obligation* ? Un *choix* entre le voeu de chasteté et le mariage?
Le vrai choix, ce me semble, est entre la vie parfaite, à la mesure de la situation de chacun, et le péché. C'est la définition même de la liberté : être en possession des facultés qui permettent de choisir le bien.
Vous semblez insinuer que l'homo est moins libre face à un voeu de chasteté que l'hétéro. Pourtant, dans les deux cas, s'ils ont toutes les facultés qui les mettent à meme de choisir le bien, ils sont autant libres l'un que l'autre, et le voeu n'en a pas moins de valeur et de validité dans un cas comme dans l'autre.
Ou alors vous allez nous insinuer que l'homosexualité attaque la liberté, l'affaiblit, la détruit, même?
Enfin votre raisonnement est tant surnaturel que vous avez oublié un petit détail : la vocation. C'est Dieu qui appelle au sacerdoce, et il appelle qui Il veut. Il n'a pas eu peur de faire de Ste Madeleine une des plus grandes au ciel (et pourtant, elle choquait son lot!) ; pourquoi ne voudrait-il pas appeler des homosexuels au sacerdoce?
Enfin, la tentation ne se réduit pas à des "pulsions". C'est un vocabulaire psychanalytique que je trouve impropre.
"L'homo catholique ne sacrifie rien puisque il est déjà chaste, alors que l'hétéro fait un vrai sacrifice en renonçant à toute vie sexuelle qui pourtant lui est permise par le mariage"
Ils sacrifient tous les deux le "vieil homme" et les plaisirs du monde. Cela ne vous suffit donc pas?
Bref, il n'y a pas de différence de mérite, de nature, ou de liberté entre un "homo" et un "hétéro" qui prononcent un voeu de chasteté.
Comme pénitence, vous irez à la prochaine gay pride, yakyakyak
Nelly