Frédéric Ronga - 2002-11-07 11:05:54
M'enfin !
Si l'homme en question « prend résolument la décision... », il en assume les conséquences ! Ce n'est quand même pas aux évêques d'enseigner ce que l'on doit faire lorsque, délibérément, on prend le parti de pécher ! N'y a-t-il pas là quelque chose de contradictoire ? Ce d'autant que l'évêque n'enseigne pas la chasteté pour sauver de l'épidémie du SIDA, mais parce que la fornication ruine l'âme (pour simplifier). Et c'est de l'âme que les prélats sont responsables, pas du corps. Le véritable mal, ce n'est pas le SIDA, c'est le péché, bon sang ! Le SIDA aux médecins, le péché au clergé (je veux dire, pour le combattre). Question de finalité comme le rappelait opportunément Justin.
On tombe dans le naturalisme le plus lamentable. Certes, le problème est délicat. Certes, il faut choisir ses mots et ne pas tomber dans l'extrême inverse de la « Schadenfreude ». Cela n'empêche : un évêque n'a pas à encourager un quelconque moyen de contraception, parce que cela va directement contre les commandements (il y en a tout de même deux rien que pour l'impureté
. Il doit au contraire rappeler, même si on ne le suit pas, quelle est notre fin dernière. C'est un travail important sur la conscience. Il n'y aucune raison de tranquiliser la conscience de notre société : c'est même criminel, au sens du crime de l'âme. Merci saint Père d'aiguiser la mauvaise conscience du monde moderne !
Bon, j'ai presque vidé mon sac. Juste une dernière chose. A ceux qui se lamentent de l'obscurantisme dans lequel seraient tombées les « intégristes » qui crient au châtiment (à tort ou à raison, je ne sais pas, Dieu le sait), j'aimerais demander comment exactement ils s'imaginent les interventions de Dieu dans l'Ancien Testament. Si possible sans faire de nos respectables ancêtres des crétins serviles... et obscurantistes.
In Christo.
F.Ronga
P.S. C'est tombé sur vous Athanasios, mais ça ne vous est pas vraiment adressé...