Marc JOUVE - 2002-11-06 19:10:34
Réponse
Tout d'abord merci de vos appels à ma prochaine candidature !
Plus sérieusement, je pense que les discours du Pape et les éléments du magistère rappelés par Valérie sont des appels aux pouvoirs publics des différents états à cesser de faire la promotion exclusive d'un "safe sex" fondé sur l'usage du préservatif au détriment d'un juste enseignement de l'abstinence et de la fidélité, à la fois règle morale de maîtrise de soi et prophylaxie radicale à opposer au VIH. En quelque sorte, le Saint Père reproche aux gouvernants de faire l'apologie de la fornication à travers des campagnes sanitaires qui n'envisagent jamais de recommander des comportements de discipline sexuelle et présentent le vagabondage érotique comme le seul mode de vie contemporain dont la capote est l'accessoire inéluctable.
Je trouve parfaitement normal que le Pape interpelle ainsi les pouvoirs publics afin qu'ils rééquilibrent leurs politiques de prévention et les rendent à la fois plus sincères (sur l'existence d'un risque faible mais réel même en situation de protection) et plus éducatives dans le sens de l'apprentissage de la continence aux jeunes. En revanche, et j'écarte une telle interprétation des textes romains, il me paraîtrait très contestable que le Souverain Pontife dénie aux gouvernements et aux évêques dans leurs diocèses tout droit à indiquer aux populations concernées le préservatif comme solution alternative en cas d'impossibilité de rester chaste. J'en reviens à mon approbation des prises de position de l'ancien archevêque de Toulouse. Les responsables politiques, dans un but de santé publique, les évêques et les curés, afin d'éviter meurtres et suicides, doivent pouvoir recommander l'usage du préservatif à ceux qui, de toutes façons, ne veulent ou ne peuvent pratiquer l'abstinence.
Pour finir, je réponds clairement : à mon avis, le magistère de l'Eglise ne considère pas que, lors d'un acte de fornication ou d'adultère, le port du préservatif soit un pêché supplémentaire. Qu'on me prouve donc le contraire !