Salsola Kali - 2002-11-06 12:36:34
Re : que voulez-vous...
Si le problème était aussi simple il ne poserait pas.
Pour ce qui est du préservatif il est évident qu'il vaut mieux le mettre que de ne pas le mettre. S'il est efficace, bien mis, cette efficacité n'est jamais de 100% même le taux en est proche.
Je ne suis pas sur que la sexualité soit plus préoccupante dans les milieux catholiques que toute autre communauté humaine et le fait d'en parler est déjà le signe que le sujet n'est pas occulté.
Il me semble si j'ai pris compris le fils de la discussion que le sujet n'était pas tant, encore une fois pour ou contre le préservatif, que la triste constatation de l'évolution de cette effroyable épidémie devant laquelle nous restons bien démunis. les Bi et tri thérapies reculent l'échéance, et c'est une bonne chose, mais les résistances apparaissent. Or la problèmatique de la discussion me semblait plutôt être celle des conséquences des comportements humains.
Mais qui dit conséquences ne dit pas punitions ni sanctions, mais simples relations de causes (naturelles) à effets: "se sont les pères qui mangent les raisins verts et les fils grinceront des dents". Il ne s'agit nullement de l'annonce d'une punition à travers les générations mais du constat tout humain de ce que les inconséquences des uns peuvent avoir comme répercussions néfastes sur les autres même longtemps plus tard. La cohésion de la famille humaine fonctionne dans tous les sens.
Le triste est de voir que le climat mondial pousse à des comportements dont les retombées sont occultées, et les "roues de secours" sont vendues comme "essence pour rouler normalement ".
Une sexualité épanouie ne passe pas focément par une sexualité débridée et comme le dit saint Paul si "tout est permis tout ne me convient pas".
Quant à faire du débat sur la sexualité un critère de discernement entre ceux que l'on qualifie d'intrégistes et les autres il y a là un point qui me laisse paerplexe car l'invective n'est pas loin évitant ainsi toute discussion par disqualification anticipée de l'adversaire éventuel que l'on élimine de ce fait préventivement.
Le sort des patients atteint de SIDA est déjà assez dramatique pour que ceux qui réflechissent sur ce problème et enjeu de santé n'ajoute pas la haine à la détresse.
Il me semble évident que personne humaine doit être respectueux de son corps et de celui des autres et tout chrétien est là pour le rappeler mais aujourd'hui tout est fait pour anihiler la nature humaine au profit d'une permissivité qui n'apporte bien souvent que drames et souffrances ultérieures.
Pour soigner des patients atteints de SIDA je peux dire que tout les milieux sont touchés et les catholiques à mine de sainte-nitouche enfarinée recrutent parmi les plus pervers.
Catholique fier et heureux de l'être j'attire l'attention de nos responsables sur ce fait qui invite à beaucoup d'indulgence, mais de clairvoyance et de fermeté aussi, de part et d'autre de la frontière qui semble séparer ceux qui disent avoir toujours raison et ceux qui sont rejetés parmi les intégristes (on est toujours l'intégriste de quelqu'in)