Athanasios D. - 2002-10-29 13:13:35
Oui je vois...
Cependant, le but que s'était proposé le Concile avec ce document était de promouvoir la paix entre les peuples, eux qui diffèrent par les langues et les spiritualités mais dont les distances s'amenuisent en raison des progrès techniques, et ce à un niveau qui leur permettrait de "vivre en paix, autant qu'il dépend d'eux, avec tous les hommes de façon à être vraiment les Fils du Père qui est dans les Cieux" en réprouvant la "discrimination pour ce qui touche la dignité humaine et les droits qui en découlent".
Il n'est pas question de relativiser sa foi puisqu'il est prescrit "que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la Parole de Dieu, de n'enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l'Evangile et à l'Esprit du Christ". N'oublions pas également Dominus Iesus sur ce sujet. Certes la Vérité enseignée par l'Eglise est exempte d'erreur, mais ce n'est pas pour autant que certains éléments n'ont pu parvenir aux autres religions par lumière naturelle ou tout autre moyen providentiel. Personne n'a dit que ce qu'elles disaient étaient bon dans leur intégralité.
Le document qui vous pose des difficultés n'est rien autre qu'une amorce pour un dialogue qui ne porte pas tant sur la religion que sur la manière d'agir malgré nos différences pour travailler à bâtir une paix entre les peuples qui fait trop souvent défaut. Doit-on attendre que le monde soit entièrement christianisé pour y travailler?
Je ne vois rien de répréhensible à vouloir vivre en paix avec mon voisin qui ne croit pas en Notre Seigneur puisqu'il ne s'agit que de cela. Et on n'entame pas un dialogue en se frappant dessus, d'où cette orientation pastorale originale qui évite la polémique quand elle n'est pas nécessaire. On ne parle pas de la même manière à un agnostique qui pose des questions ou à un protestant de souche qui cherche à vous évangéliser. La vérité est une, mais elle s'exprime selon les modalités qui conviennent en fonction des personnes et des circonstances, sachons également nous en souvenir.
Il y aurait encore bien des choses à dire encore mais vous savez ce que c'est, le travail n'attend pas 
Cordialement,
Athanasios