ATHANASE - 2002-10-27 00:15:51
Idyllique...
... Mgr Fellay n'a ni rompu, ni continué les négociations: il a simplement louvoyé, parce qu'au début, il s'est bien gardé de prévenir sa Fraternité. Un tel geste aurait été inconcevable de la part de Mgr Lefebvre. Résultat: les rumeurs ont gonflé, les oppositions ont commencé à se manifester... Pour prouver qu'il n'y avait pas de trahison, on s'est mis à publier "Le problème de la réforme liturgique". Ouf, la barre est redressée... Mais on continue néanmoins à négocier. Dans six mois, ce sera une commission, des constats d'incompatibilité, puis le jeu recommencera, etc ... A cela s'ajoute l'opposition des éveques français, pas plus considérable que celle de certains éveques de la FSSPX.
Mais le problème n'est pas là car je pense que la véritable source de nos difficultés remonte aux années 70: nous payons le prix des événements antérieurs, nous en gérons les conséquences. Aujourd'hui, il me parait impossible de faire quoi que ce soit: les positions sont trop tranchées. Autre phénomène non négligable: la consistance sociologique du mouvement "lefebvriste": des familles ont grandi à l'ombre des prieurés, tout un réseau s'est constitué. On peut naitre, vivre et mourir sans avoir de relations avec l'Eglise "conciliaire". Je trouve, par exemple, injuste d'imposer aux familles une réconciliation dans la mesure où elles n'ont jamais connu la situation "régulière". Au risque de vous étonner, je pense meme que leur réaction de refus est non seulement normale mais parfaitement morale: elles suivent leur conscience. Une personne ayant toujours vécue dans la FSSPX, parfaitement convaincue du bon droit de cette dernière, fauterait en ne soutenant pas sa fraternité.