Nicolas de la Monteau - 2002-10-26 11:48:12
Oui.... mais
il semble que la pleine communion ne soit pas essentielle, ou plutôt indispensable pour vous. Cependant, elle l'était pour Mgr Lefèbvre. La lettre citée le démontre clairement. L'ensemble des ses écrits, de ses paroles, de ses actions démontrent que cette communion était essentielle pour lui.
Parmi les six points essentiels qu'il enseigne à ses séminaristes en Afrique, on trouve celui-ci : "Le pape, c'es le successeur de Pierre, le Christ sur terre, le roc inébranlable, la lumière du monde."
En ce sens, son attachement à Pierre et à la pleine communion est conforme à la plus pure Tradition.
Car vous devrez bien reconnaître que le schisme ne trouve aucun justificatif chez l'ensemble des papes dont vous vous réclamez, bien au contraire. Et pardonnez-moi, mais je puis m'en réclamer autant que vous... plus que vous dirai-je, si je n'avais peur de vous offenser.
Certes, il a choisi, un moment donné de rompre cette communion. Mais c'est parce qu'il pensait n'avoir pas d'autre choix. La survie de son oeuvre en dépendait, selon lui.
Ce que je tenais à démontrer, par mon premier message, c'est qu'aujourd'hui, Rome offre bien plus que ce que Mgr Lefèbvre demandait. Libre à ceux qui le désirent de prétendre qu'aujourd'hui, il aurait refusé. Il n'en ont aucune preuve. Quant à moi, je m'appuie sur les mots qui furent les siens.
N'est-ce pas un procédé conforme à la justice, que de définir la pensée de ce qui nous ont quitté en fonction des écrits qu'ils nous ont laissés. Il me semble au contraire, que de refuser d'accepter ce qu'il demandait, c'est trahir l'homme et ne pas être fidèle à ce qu'il désirait.
Nicolas