Historiquement,
Justin Petipeu -  2002-10-25 21:32:48

Historiquement,

je dirais que cette vision des choses est impossible. Il faut comprendre, je crois qu'il y a bien eu une guerre des rits. Ce sont deux parties qui se sont affrontées, et Mgr Rouet ne s'en est pas caché dans sa fameuse homélie en réponse au livre de la FSSPX : "notre théologie de la messe, c'est ce que nous lisions en cachette au séminaire" a-t-il déclaré. Ca vaut mieux qu'un long discours...
Il y a bien eu volonté de détruire la messe catholique : "Nous avons supprimé de nos rits les plus sacrés tout ce qui pourrait constituer l'ombre d'une pierre d'achoppement pour nos frères séparés"Bugnini). A partir d'une telle déclaration, les projets visant à trouver un compromis ou un bi-ritualisme -sauf provisoire et qui reposerait sur un silence pudique sur le NOM- sont voués à l'échec. C'est certain. Ou l'on croit dans le Sacrifice du Christ qui se renouvelle aux paroles du prêtre, ou l'on raconte la Cène...D'ailleurs, la mise en place du NOM n'a-t-elle pas été éclairante : brutale et "totale" ?

Quant'à la rupture, elle est due aux sacres. Mais les sacres eux-mêmes ne sont justifiés que pour continuer les ordinations..."Continuer le sacerdoce catholique". L'action au sein de l'Eglise est possible, mais elle comporte ce risque de faire accroire que finalement, les "accrocs" de la "messe en latin" ne sont qu'une chapelle parmi d'autres chapelles, complètement différentes. Veut-on d'une Eglise qui aille de "Témoignage Chrétien" à Fideliter ? sans distinction ? Je crois qu'il y a des différences qui touchent à l'essentiel.