MR - 2002-10-18 11:32:37
D'accord mais...
Cher XA,
ce que vous dites sur la "paresse" des parents est très juste.
Je mets "paresse" entre " " car il faut quand-même bien voir quels sacrifices monstrueux celà impose aux parents de choisir des écoles vraiment catholiques :
. financiers, c'est évident ! Sans même parler des frais de trajet pour des écoles quelquefois très éloignées, ce n'est un secret pour personne que nos écoles coûtent un prix fou (entre les travaux pour avoir une école respectant les normes légales draconiennes et le salaire des instits. entre autres). Ceci dit, très souvent, un accord est passé entre les parents et la direction de l'école pour alléger dans la mesure du possible les frais de scolarité (aide à divers travaux ou cuisine, ménage des locaux, aides de l'ADEC... etc.) ;
. affectifs aussi, car il est dur d'envoyer des enfants souvent encore très jeunes en pension à 500 km de chez eux, pension dont ils ne rentreront que 2 fois par mois pour voir leurs parents...
Je vous rejoint sur l'aspect paresse véritable, pour les parents qui ont peur de donner un coup de main, ou de se retrouver "embrigadés" dans une chapelle, par respect humain, esprit mondain ou autre...
Il y a ceux qui ont compris que, vu l'état actuel de la société, la sauvegarde de l'âme de leurs enfants passe avant toute autre considération.
Ceux-là feront tous les sacrifices nécessaires pour mettre leurs enfants dans ces écoles vraiment catholiques.
Et il y a ceux, même "tradis", qui n'ont pas encore saisi tout l'enjeu...
Je peux vous dire que, dans notre région, nous avons réussi petit à petit à faire venir des enfants qui ont passé leur(s) première(s) année(s) dans l'école publique ou catho sous contrat du coin ; la prise de conscience est parfois longue, mais je crois que cela va dans le bon sens : sursum corda comme vous le dites.
Peut-on en vouloir à ceux qui n'ont pas encore compris toute la gravité de la situation ? Je pense qu'il faut beaucoup de patience car, comme je vous le dis, il me semble que les choses vont dans le bon sens.
Lors d'une discussion avec notre ancien prieur (abbé Loïc Duverger) sur l'éducation quelquefois très laxiste de certains parents pourtant tradis,
j'ai eu droit à cette réponse : "Vous savez, avant l'éducation des enfants, il faudrait parfois commencer par celle des parents" !
En effet, tous n'ont pas eu droit à une éducation catholique, et ceux qui sont nés dans la période 60-70 ne sont pas toujours forcément conscients de la gravité de la crise ; il faut souvent quelques années avant de réaliser...
C'est pourquoi je vous trouve un peu dur quand vous dites que chacun a sa part de responsabilité dans le recul de l'Eglise de France !
Je suis d'accord sur cette responsabilité dans la mesure où nous ne prions peut-être pas assez pour l'Eglise, le Pape, les évêques et les prêtres, mais en ce qui concerne l'école, je considère 3 catégories de personnes :
. ceux qui ont compris, et font d'énormes sacrifices pour leurs enfants,
. ceux qui sont en train de comprendre, se rapprochent, hésitent encore, et finissent par venir franchement : ils sont à mon avis de plus en plus nombreux, et on ne peut pas leur jeter la pierre parce qu'ils n'avaient pas compris plus tôt : aidons-les au contraire à faire le bon choix, mais avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de patience...
. les autres...
pour lesquels on peut quasiment que prier.....
Pardonnez-moi pour cette longue réponse...
Cordialement.
MR