Lecteur
Tintin (212.71.20.xxx) -  2002-10-07 15:04:48

Lecteur

Je ne suis pas sûr que confier les lectures à des laïcs soit une violation des règles liturgiques.

Can. 230
§ 1. Les laïcs hommes qui ont l’âge et les qualités requises établies par décret de la conférence des Évêques, peuvent être admis d’une manière stable par le rite liturgique prescrit aux ministères de lecteur et d’acolyte ; cependant, cette collation de ministère ne leur confère pas le droit à la subsistance ou à une rémunération de la part de l’Église.
§ 2. Les laïcs peuvent, en vertu d’une députation temporaire, exercer, selon le droit, la fonction de lecteur dans les actions liturgiques ; de même, tous les laïcs peuvent exercer selon le droit, les fonctions de commentateur, de chantre, ou encore d’autres fonctions.
§ 3. Là où le besoin de l’Église le demande par défaut de ministres, les laïcs peuvent aussi, même s’ils ne sont ni lecteurs, ni acolytes, suppléer à certaines de leurs fonctions, à savoir exercer le ministère de la parole, présider les prières liturgiques, conférer le baptême et distribuer la sainte communion, selon les dispositions du droit.

Les lectures font-elles partie du "ministère de la parole" au sens du §3, requiérant la situation de "manque de ministres" pour que l'on puisse faire appel à des laïcs ? Je ne le pense pas, vu les §§ 1 et 2 : un laïc peut être nommé "lecteur" de "manière stable" (selon quelle procédure ? je n'ai jamais connu cela) ou par "députation temporaire".

Cela est confirmé par la présentation général du Missel romain :

"59. Traditionnellement, la fonction de proclamer les lectures n´est pas une fonction présidentielle, mais ministérielle. Les lectures seront donc proclamées par un lecteur et l’Evangile par le diacre ou, à son défaut, par un autre prêtre. Toutefois s’il n’y a pas de diacre ou d’autre prêtre, le prêtre célébrant proclamera lui-même l´Évangile ; et s’il ne se trouve pas non plus un autre lecteur capable, le prêtre célébrant proclamera aussi les autres lectures."

"[66] 99. Le lecteur est institué pour proclamer les lectures de l´Écriture sainte, excepté l´Évangile. Il peut aussi proposer les intentions de la prière universelle et, en l´absence d´un psalmiste, lire le psaume entre les lectures.

Dans la célébration eucharistique, le lecteur a sa fonction propre (cf. nn. 194-198), qu´il doit exercer par lui-même, fût-ce en présence de ministres ordonnés"

"D) Fonctions du lecteur
Ouverture de la célébration

[148] 194. En l´absence d´un diacre, lorsqu´on se rend à l´autel, le lecteur, portant un vêtement approuvé, peut porter, en l’élevant un peu, l’évangéliaire. Dans ce cas, il marche devant le prêtre. Autrement, il se place avec les autres ministres.

[149] 195. Lorsqu´il arrive à l´autel, il fait avec les autres une inclination profonde. S´il porte l’évangéliaire, il monte à l´autel pour y déposer le livre ; puis il gagne sa place parmi les autres ministres dans le sanctuaire.

Liturgie de la Parole

[150] 196. Il lit, de l´ambon, les lectures qui précèdent l´Évangile. A défaut de psalmiste, il peut dire le psaume responsorial après la première lecture.

[151] 197. Pour la prière universelle, en l´absence du diacre, le lecteur peut, de l’ambon, dire les intentions après que le prêtre ait introduit la prière.

[152] 198. S´il n´est pas prévu de chanter à l´entrée ou à la communion, et que les antiennes proposées au missel ne sont pas dites par les fidèles, il peut les lire au moment opportun (cf. nn. 48, 87)."
(http://cnpl.cef.fr/PGMR_TertiaTypica/pgmr2N2.htm Le Prêtre ne lit donc que s'il n'y a pas de lecteur.