Conclusion !
Matthieu -  2002-09-24 10:31:01

Conclusion !

D'où ce que j'affirme depuis des années :
La messe de saint Pie V garantit plus la prière et la foi que la messe de Paul VI, dans la mesure où cette dernière est affreusement mal célébrée par nos prêtres, et où, dogmatiquement, elle comporte de nombreuses lacunes, il faut l'avouer (cf. les réactions de cardinaux et d'évêques dès 1969, en la défaveur du nouveau missel, et le nombre de "non placet" lors du vote terminal).

D'où deux démarches d'action qu'il serait souhaitable de réaliser, dans une fidélité absolue aux principes de la foi catholique et aux règles établies par le magistère romain, que beaucoup de prêtres désavouent tellement, voire renient (et ainsi influent de façon perverse sur les fidèles, soumis aux inclinations modernistes) :

une reconnaissance de la messe de saint Pie V, conformément au Motu proprio Ecclesia Dei (1988) et à la bulle Quo primum tempore (1570), comme étant un rite romain latin à part entière et digne de respect, étant donné que ce rit fut ébali "à perpétuité" par S. Pie V (ce qui veut dire ce que ça veut dire, et cela prévaut sur les mensonges et les infamies des modernistes). Il faut que les évêques se soumettent à ce principe, que les prêtres réparent leurs bêtises en affirmant publiquement qu'ils se sont trompés, ont désobéi au Saint-Siège et que la messe traditionnelle est reconnue officiellement par l'Eglise catholique, à la différence de ce qui a été affirmé stupidement pendant des années.

une réforme de la réforme, celle que réclame depuis des années le cardinal Ratzinger, ainsi que de nombreux cardinaux de la Curie. Autrement dit une révision du missel de Paul VI, afin qu'il soit véritablement adapté à la foi catholique, qu'il soit source de prière dans une ambiance sacrée, où la foi et les dogmes ainsi que l'adoration sont respectés totalement. Que cette réforme soit imposée partout où le NOM est établi, que les prêtres le respectent sous peine d'interdit ou de sanctions canoniques (organisation de visites apostoliques, comme au temps de S. Pie X... il est bien temps !). Que l'usage du latin et du grégorien dans la liturgie, au côté de chants polyphoniques et de cantiques traditionnels vernaculaires, soient remis en valeur partout (il convient donc que le répertoire idiot voire hérétique que l'on ose chanter depuis des décennies soit totalement remis en question et que l'on s'excuse publiquement - au moins un repentir local qui servira à quelque chose - d'avoir abandonné grossièrement la langue de l'Eglise, malgré les demandes du Pape de la conserver). Ainsi la liturgie moderne transparaîtra réellement la foi catholique, même si, il faut l'admettre, le sommet est atteint avec la liturgie tridentine.

Ces deux projets fondamentaux mêlés, l'unité de l'Eglise catholique, puis de tous les chrétiens au sein de l'Eglise catholique, sera un objectif de plus en plus proche. De grandes grâces seront transmises, des conversions et des vocations transparaîtront.
Ce travail a pour but de redonner l'éclat à l'Eglise et de reboucher les trous que des prêtres qui se disent catholiques, mais qui n'obéissent en rien à l'Eglise, font dans la coque de la barque de Pierre.
Ainsi, la foi de l'Eglise renaîtra triomphalement ! Ce n'est pas là une utopie ; c'est un dessein grave et fondamental. L'avenir de la foi dans le monde est à ce prix-là ! C'est aux laïcs, dans leur apostolat de tous les jours, de s'en rendre compte ; c'est aux prêtres de renier leurs erreurs et de se convertir eux-mêmes à la foi de l'Eglise, avant de tâcher de convertir les autres.