L'union modernistes-communistes contre les catholiques fidèles à
Matthieu -  2002-09-21 22:07:05

L'union modernistes-communistes contre les catholiques fidèles à

Voici un extrait de Jean Madiran, cité dans l'ouvrage "Ces prêtres qui souffrent" du regretté Michel de SAINT-PIERRE. On y verra, dès 1965, le début de lutte acharnée de prêtres convertis aux idées nouvelles du modernisme, du sécularisme et de la laïcité, quitte à se convertir et convertir leurs fidèles au monstre communiste, pour écraser les catholiques fidèles au Pape et à la Tradition catholiques. Un article qui, plus de trentre-cinq ans plus tard, reste très prophétique, et montre l'état de délabrement de l'Eglise catholique française actuelle, qu'un certain nombre de ses membres sont en train de saborder, malgré eux ou par ambition personnelle.

Extrait de Jean MADIRAN :

Il y a une sorte de guerre à l’intérieur de l’Eglise. Ce n’est pas une guerre que nous faisons, c’est la guerre que l’on nous fait : la guerre que l’on fait A UNE PARTIE DES PRÊTRES ET DES LAÏQUES, qualifiés d’ « intégristes ». La guerre que l’on fait selon le cri de guerre du R. P. Liégé qui a proclamé, comme vous le savez : « Les intégristes sont les pires ennemis de l’Eglise, plus dangereux que les communistes. »

Je ne disputerai pas le point de savoir si ces prêtres catholiques, si ces laïcs catholiques que l’on désigne comme « pire ennemis de l’Eglise », « plus dangereux que les communistes », sont une minorité ou une majorité.

J’ai bien mon idée là-dessus. Mais la question principale n’est pas une affaire de majorité ou de minorité.

La question principale est que l’on en soit venu à TRAITER EN ENNEMIS, et en PIRES ENNEMIS, toute une partie du clergé catholique et du peuple chrétien, la partie la plus traditionnelle, la plus intégriste si l’on veut, en tout cas la plus habituellement fidèle au Saint-Siège.

Cela n’est pas normal.

Cela n’est pas moralement, cela n’est pas spirituellement possible.
Même dans l’hypothèse – dans l’hypothèse extrême, dans l’hypothèse de raisonnement – même dans l’hypothèse où nous aurions presque universellement tort, même dans l’hypothèse où ceux qui se veulent nos adversaires et nous traitent en ennemis auraient presque universellement raison, IL Y AURAIT D’ABORD CE FAIT ESSENTIEL QUI LEUR DONNE TORT : c’est de traiter comme des chiens et c’est de traiter en ennemis, comme ils le font, TOUTE UNE PARTIE DU CLERGE CATHOLIQUE et du peuple chrétien, - même si cette partie du clergé catholique est une minorité, et même si c’est une minorité qui se trompe.

C’est là que NOUS SOMMES DES TEMOINS. C’est là notre témoignage, notre vivant témoignage de chrétiens traités en ennemis et traités comme des chiens à l’intérieur de l’Eglise de France.
Ceux qui se veulent nos adversaires en sont réduits là.
Pour faire triompher ce qu’ils appellent leur « théologie nouvelle » et leur « christianisme nouveau », et leur « construction du monde », ils en sont réduits à nous traiter comme des chiens et à nous traiter en ennemis. ILS FONT AINSI LA PREUVE QUE CE QU’ILS SONT EN TRAIN D’EDIFIER DE CETTE MANIERE-LA, CE N’EST CERTAINEMENT PAS UNE COMMUNAUTE CHRETIENNE.
Le moment où l’on fait la guerre A TOUTE UNE PARTIE DU CLERGE CATHOLIQUE et du peuple chrétien est aussi le moment où, d’autre part, on entame un dialogue avec le marxisme et où, pour entamer ce dialogue avec le marxisme, on entame un dialogue cordial avec les chefs de l’appareil communiste, avec les membres du Comité central et du Bureau politique du Parti communiste.
Je répète :
cela n’est pas normal,
cela n’est pas moralement et spirituellement possible.
CEUX QUI ENTAMENT UN DIALOGUE AVEC LES CHEFS DE L’APPAREIL COMMUNISTE SONT CEUX QUI EMPÊCHENT D’INSTAURER ET D’ORGANISER UN DIALOGUE FRATERNEL ENTRE CATHOLIQUES SI PROFONDEMENT DIVISES.
Je ne dis pas que le dialogue entre catholiques soit TRES FACILE, au point où l’on en est, au point où l’on a laissé venir les choses, au point de dégradation qu’atteint la situation présente. Je dis que ce dialogue est nécessaire. Je dis qu’il est temps. Et je dis même qu’il est déjà bien tard.
Quand on fait des avances amicales aux chefs de l’appareil communiste au moment même où l’on traite d’ennemis et où l’on traite de chiens toute une partie du clergé catholique et du peuple chrétien, ce n’est pas à nous que l’on fait le plus de tort, ce n’est pas à nous que l’on fait le plus de mal : c’est à l’Eglise elle-même, et à l’ordre de la charité dans l’Eglise.
C’est pourquoi je lance moi aussi, ce soir, un avertissement, un cri d’alarme, et surtout un appel : un appel à qui veut l’entendre, à qui peut l’entendre.
La main tendue du Parti communiste, et la main tendue au Parti communiste, c’est une opération politique, mais ce n’est pas principalement une opération politique : c’est une opération religieuse de l’athéisme militant.
Ce que les communistes recherchent réellement, c’est d’apporter le renfort de leur puissance temporelle à une partie des catholiques, POUR COMBATTRE ET LIQUIDER LES AUTRES CATHOLIQUES, - les « intégristes », les « réactionnaires », les « traditionalistes », les « simplistes », les « chiens ».
Et ce que certains catholiques recherchent du côté des communistes, c’est précisément ce renfort temporel, c’est un BRAS TEMPOREL pour combattre et pour liquider « les chiens ». Quand on a décrété que les intégristes sont « les pires ennemis de l’Eglise, plus dangereux que les communistes », IL EST AFFREUSEMENT LOGIQUE DE CHERCHER A FAIRE L’UNION SACREE AVEC LES COMMUNISTES contre le plus grand péril catholique.
On pourra ainsi nous combattre, on pourra éventuellement nous liquider, mais CE QU’AINSI L’ON DETRUIRA SURTOUT, C’EST L’EGLISE EN FRANCE, COMME ON L’A DETRUITE EN CHINE ET AILLEURS, ET DE LA MÊME MANIERE, EXACTEMENT.
Il faut choisir entre les deux dialogues.
D’une part, le dialogue avec le Parti communiste, qui aboutit à l’unité d’action des communistes et d’une partie des catholiques pour combattre et détruire l’autre partie des catholiques.
D’autre part, le dialogue entre catholiques, pour rétablir l’unité et la charité dans le catholicisme français, et faire face au péril du communisme : le dialogue entre hommes de bonne volonté pour établir leur collaboration pour établir leur collaboration sociale sur la base de la loi naturelle.
Le choix est le même au plan œcuménique.
Car au plan œcuménique, le communisme est également présent et actif, par personnes interposées, et pas toujours par personnes interposées.
Le communisme propose son dialogue et son concours aux différentes confessions et communautés ecclésiales chrétiennes, pour les aider chacune à liquider leurs « intégristes » et pour les inviter à l’unité d’action avec lui-même dans la « construction du socialisme ».
Il faut choisir ici encore.
IL FAUT CHOISIR ENTRE CE DIALOGUE MONDIAL AVEC LE COMMUNISME – ET LE DIALOGUE ENTRE CHRETIENS SEPARES POUR RETABLIR L’UNITE ET LA CHARITE DANS LA COMMUNAUTE CHRETIENNE ET FAIRE FACE AU PERIL UNIVERSEL DU COMMUNISME.
Voilà ce que nous pensons.
Voilà ce que nous disons.
Voilà notre appel.
Cet appel est le nôtre, nous l’adressons aux hommes qui sur terre ont la charge redoutable, écrasante, de l’autorité dans l’Eglise.
Cet appel, avec pleine et filiale confiance, nous le déposons aux pieds de Marie, Mère de l’Eglise.