Je comprends ces histoires de foi
Arioch -  2002-09-20 16:17:27

Je comprends ces histoires de foi

Et je sais que c'est un élément important qui fait la différence entre vous et moi : je ne l'ai pas. Peut-être parce que je suis trop "intellectuel" (basé sur mes pensées), mais surtout parce que je suis trop "humaniste" (un dieu doit servir ses adorateurs, pas seulement attendre quelque chose d'eux).

Mais bon, malgré tout, là n'est pas la question. Si, si.

Vous dites qu'il faut connaître pour pouvoir donner sa foi complètement. Certes, mais le fait de ne pas remettre en cause les dogmes est une forme de refus de la réflexion. Le fait de dire "L'Eglise a statué que les femmes ne seraient pas prêtreses parce que Jésus n'était entouré que d'hommes, donc les femmes ne seront jamais prêtresses" implique que vous refusiez de mettre en doute la qualité des décisions de l'Eglise. Et si vous refusez de les mettre en doute, vous refusez de réfléchir, vous vous aliénez, vous perdez votre liberté. Le doute est l'expression de la liberté, quoi qu'on en dise. Si Dieu EST la Vérité, alors le doute ne devrait servir qu'à prouver qu'il est, et ne devrait donc pas être craint, mais au contraire apprécié comme un moyen de prouver la valeur de vos croyances.

Aucun dogme ne devrait pouvoir se passer d'une critique appronfondie, pas même l'existence de Dieu, puisque, comme je le disais, si le dogme est justifié, la critique ne fera que mettre cette justification en valeur.

Or, quand je me mets à critiquer la décision de l'Eglise, on me rétorque que l'Eglise ne peut pas se tromper. Le doute n'est pas permis. Ce n'est pas une attitude intellectuelle, et donc ce n'est pas une attitude libertaire.
Cette conception de l'infaillibilité est donc un premier pas vers ma description du choix : "Liberté et damnation, ou Soumission et Paradis", plutôt que vers celle de Marc : "Liberté et Paradis, ou Soumission et damnation".