Mais, et la liberté, alors ?
Arioch - 2002-09-20 12:11:43
Mais, et la liberté, alors ?
Si je comprends bien ce que vous dites, vous signifez bien que, la parole divine, qu'elle soit transmise dans les Evangiles ou dans les édits de l'Eglise, ne doit jamais être remise en cause, alors même qu'elle doit passer par des traducteurs humains, qui pourraient être faillibles. Vous dites qu'ils ne peuvent être faillibles car ils sont au service de Dieu. Mais des textes ont été écrits et rejetés, non ? Sur quels critères pouvez-vous vous baser pour déterminer qu'untel a bien écrit sous l'influence du Seigneur, et que tel autre a écrit de lui-même, voire sous l'influence du Malin ? Si quelqu'un propose une réforme radicale de l'Eglise, ne pourrait-ce être la volonté divine, de même que Jésus a entraîné une réforme radicale du Judaïsme ?
En outre, vous dites qu'il ne peut y avoir de débat dans l'Eglise. Or, l'être humain a été créé libre et doit user de cette liberté, qu'il est le seul être à posséder (si l'on part du principe que les Anges Déchus n'ont fait que suivre un scénario déjà écrit). Le fait de ne jamais soumettre les règles de l'Eglise au débat avant de les respecter ne consiste-t-il pas à renier cette liberté ? La liberté qui nous a été accordée l'a-t-elle été uniquement pour que nous la rendions à Dieu ?
L'obéissance aveugle que vous professez ici, la soumission, terme qui a été utilisé par l'un d'entre vous (je crois que c'était Marc Billig), sont antinomiques de la liberté. Donc, pour servir Dieu, nous devons abandonner la liberté qu'il nous a offerte ?
Drôle de cadeau, drôle de choix : la liberté et la damnation, ou la soumission et le Paradis ? Il ne s'agit dès lors plus d'un choix moral entre le Bien et le Mal, il me semble, mais bien d'une simple question d'autorité : "Je suis votre Maître, vous devez le reconnaître".
Cela est d'ailleurs conforté par le fait que mener une vie charitable et bonne ne suffit pas, encore faut-il reconnaître l'autorité de l'Eglise. Le comportement compte moins que l'allégeance.