campagne (212.94.163.xxx) - 2002-09-11 16:10:52
Re : Justement !
Le concept d'état de nécessité est défini dans le Droit Canon. Vous pouvez remettre en cause son utilisation, pas son existence (je répond à votre argument selon lequel le concept est faux).
Ensuite sur le fond...
Je vois que vous admettez la notion de crise ; vous conviendrez que le Bon Dieu ne peut pas laisser son troupeau errant face à une telle crise.
Je ne rentrerai pas dans un débat doctrinal détaillé sur l'état de nécessité : cela a déjà été fait et pourrait faire l'objet d'un autre débat. Je m'en tiendrai à l'observation des faits...
Vous conviendrez que sans la Fondation de la Fraternité, la résistance aux erreurs actuelles aurait été extrèmement réduite voire quasiment nulle.
Je sais qu'on m'objectera qu'il restait bien, dans les années 70, un ou deux vieux prêtres qui continuaient de dire la messe tridentine ; mais objectivement, nous devons à Mgr Lefebvre le nombre relativement important de lieux de culte traditionnels.
Même aujourd'hui les avantages obtenus par Campos récemment et par les congrégations Ecclesia Dei, il y a quelques années n'ont été permis que grace à l'existence de le Fraternité (certes indirectement...) Qu'aurait été le Barroux sans le soutien de mgr Lefebvre à l'origine du monastère?
Donc ayez au moins à l'égard de ce grand prélat la "reconnaissance du ventre" (qu'ont d'ailleurs un certains nb de prêtre de la FSSP).
La Fraternité a donc bien été un moyen voulu par le Bon Dieu (On juge les arbres à la qualité de leur fruits). Croyez vous que le Bon Dieu aurez, en pleine tempête (en 1988, l'esprit d'Assise qui est probablement le plus grand scandale de fin de siècle, n'a que 2 ans...) abandonné ses ouailles. Personnellement ça me parait absurde.
A partir du moment ou une confiance est accordée (il ne s'agit pas là de sentimentalisme ; cette confiance est bien sûr d'ordre doctrinal...), on ne peut pas passer son temps à analyser et critiquer chaque parole et chaque écrit. C'est contraire à l'esprit de l'Eglise. En temps normal, on est soumis à son pasteur. En temps de crise, ce doit être la même chose. C'est un peu la tentation dans les milieux de la Tradition d'être constamment "rebèle".
Vos attaque contre mgr Fellay me paraissent parfaitement infondées : il est le digne successeur de mgr lefebvre en faisant montre d'une grande prudence ; de la même façon que l'histoire a donné raison à mgr lefbvre (je fais référence à l'état de la fraternité saint pierre aujourd'hui), l'histoire donnera raison à mgr fellay. Quant à estimer que mgr fellay se prend pour un suppléant du pape, c'est une pure élucubration.
Quant aux théories sédévacantistes que vous mentionnez, elles sont à l'opposé des théorie de la Fraternité SPX. Le principe des sédévacantiste est au contraire très proche de celui d'Ecclesia Deia (avec évidemment des conclusions diamétralement opposées). Le principe est le suivant : "Le pape ne peut pas se tromper". La FSSP conclue "donc nous suivons le pape", les sédévacantistes concluent : "il ennonce des erreurs donc il ne peut pas être Pape".
Admirez la finesse de jugement de mgr Lefebvre et de la Fraternité : "Le pape n'est pas infaillible dans tous les cas, mais seulement sous certaine conditions, donc Jean Paul II est bien le pape mais il énonce des erreurs"
Quand vous écrivait "la religion catholique a dit qu'il ne fallait pas...", vous auriez dû écrire, la "hiérarchie catholique officielle...", ce qui est bien différent. Effectivement l'histoire est plein d'illustration de saints qui été mal jugés par leur hiérarchie : pour ne citer que les plus connus : saint jeanne d'arc, et plus récemment l padre pio.
Campagne