md (80.11.89.xxx) - 2002-09-07 19:53:14
Pas si compliqué.
Je comprend pas trop votre problème.
Soit la fornication prend un caractère individuel, dans ce cas, ce doit être pas si difficile que ça de prendre la décision de s'arrêter, de vouloir le faire, un peu comme de s'arrêter de fumer, je pense. Que celui qui se masturbe arrête et puis voilà, c'est simple. Qu'il n'y parvienne pas est un autre problème, s'il a la ferme intention c'est réglé, la contrition est là seulement sa nature (ah la nature...!) reprend ses droits mais bon je doute un peu là dessus, je ne crois pas qu'il existe de tentation insurmontable, d'ailleurs on est obligé de le croire. Il faudrait être expert et seul quelque rare prêtres connaissent sans doute la réponse sur ce point (de la nature inmaitrisable). Entre nous, il faut être complètement marteau pour faire ça, mais bon.
Soit la fornication prend un caractère collectif (au moins à deux) et dans ce cas où est le problème ? Cela implique un redimensionnement des relations entre deux personnes, du style évitemment (s'éviter), ou clairement exposés (ce qu'on fait c'est mal, on stoppe). Il y va quand même dans un cas comme dans l'autre d'un acte digne de l'enfer, même si c'est plus à la mode.
Je suis frappé par deux chose.
La première, c'est que lorsqu'on parle de sexe, d'amour charnel, je ne rencontre jamais de personne capable d'en parler de façon froide et distante, j'ai toujours l'impression ça gêne terriblement. C'est pour cela que le string de Sombreval, je ne lui repproche que la forme, un peu lourde lorsqu'il n'obtient pas de réponse. Mais sur le fond, peut-être je me trompe en lui prêtant une intention, il a l'idée de provoquer un débat, qui ne vient jamais, sur des faits qui sont omniprésent aujourd'hui et qu'on masque de manière hypocryte. Pouquoi le sexe suscite-t-il autant d'horreur et pas autant la mort, comme un tabou terrifiant ? Enfin pour moi l'une et l'autre, comme le vol, sont les pires des choses que l'être puisse faire, renier sa personne et se ravaler en tant que bête.
Bizarre quoi, cette pulsion n'est pourtant pas le propre innévitable de chacun, la preuve le St Curé d'Ars à qui on envoie une pute et qui lui dit calmement 'va-t-en', chouette comme réponse.
Le deuxième point est lié, votre question je trouve qu'elle est pas mal, elle vaut la peine d'être posée parce que je suis à peu près persuadé que les deux types (le premier étant bien souvent l'expression d'une frustration, ou d'une névrose, d'un manque d'affection quand la personne était jeune, par exemple), restent totalement injustifiables et pourtant considéré comme tolérables. Il faut savoir dire les choses par leur nom, et il n'y a pas que le meurtre ou le vol qui conduit direct en enfer, il y a aussi le sexe hors mariage, par pensée ou par actes, c'est idem.
Pour terminer, la chose la plus importante dans la confession reste la volonté de ne plus recommencer. Si vous ne l'avez pas, ne vous confessez pas, cela ne vous soulagera même pas puisque vous aurez commis un second péché grave, celui de mensonge (" et prend la décision de ne plus pécher"
Je sais que mon analyse un tantinet empreinte de psychanalyse pourrait choquer, surtout que si cela est le cas, que mon post soit retiré.