Sombreval - 2002-08-30 10:19:22
Berdiaev sur Bloy
Dans une étude sur le philosophe russe Berdiaev, j'ai retenu ce passage : " Berdiaev considère que le fait d'avoir homme et enfants constitue dans la vie de Bloy une contradiction monstrueuse. Pareil homme n'aurait pas dû se soumettre à la loi de l'espèce. Pourtant berdiaev reconnaît que la femme de Bloy est pour lui une source de lumière, qu'elle transfigure leur union dans la lumière et la beauté. Elle l'a aimé parce qu'il lui a parlé de Dieu, elle l'a épousé parce qu'il lui a dit qu'il était pauvre ( cf : je vous renvoie au texte de l'abbé Bouchacourt (sic) ). Avec elle il a pu éviter toute installation, rester un errant. Son journal dévoile souvent la laideur de Bloy, une laideur presque hideuse. Mais ce qu'il écrit sur sa femme et ses enfants est beau et lumineux. Berdiaev s'attarde sur les mots de la petite Madeleine, âgée de cinq ans, que Bloy rapporte à la fin de l'Exegèse .. A la question divine : "Que ferez-vous quand on vous mettra en croix", Madeleine répond : " Moi je ferai de beaux rêves". Où il apparaît commente Berdiaev que Bloy est un véritable poète.
Certes le russe admire cet aspect de la vie du français, mais on sent qu'il lui reste étranger ( lui-même n'a pas eu d'enfants et s'il a connu une profonde communion spirituelle, ce ne fut pas avec sa femme mais avec sa belle-soeur ..) ..
Une rencontre : Nicolas Berdiaev et Léon Bloy, Olivier Clément, Cahiers de l'Herne sur Bloy...
Sombreval,
le regard fascinant