Cas personnel
XA -  2002-08-28 11:11:27

Cas personnel

Je ne crois pas que l'on puisse se positionner avec des yaka faucons.
Je vous fais juste part de ma propre expérience.

Vous posez les questions suivantes :

- Comment les enfants doivent-ils appeler les adultes amis des parents, dans la mesure où ces derniers tutoient ces amis. Doivent-ils leur dire : Monsieur Machin ? Surtout quand ces derniers veulent être tutoyés.

Je crois que ces "derniers", comme vous le dites, ne doivent pas interférer dans votre choix.
Si vous leur montrez avec douceur que vous souhaitez que vos enfants les vouvoyent, vous aurez fait un bon bout de chemin.
Le tout est effectivement de montrer que cela n'impliquera pas une distance négative.
Pour ce qui est des enfants, l'expérience montre qu'ils comprennent très bien qu'il faut vouvoyer les adultes et tutoyer les enfants. Cela ne marche pas du premier coup : il faut s'y reprendre à plusieurs reprises. Mais au bout du compte, et avec de la patience, on y arrive. C'est d'ailleurs la même chose pour tout le reste, notamment pour tout ce qui touche les règles de la politesse (s'il vous plaît, merci, etc.).
Pour ce qui est de la façon d'appeler les adultes amis, je suis personnellement assez favorable aux "oncle X" ou "tante Y", surtout pour les amis proches, d'ailleurs.


Vous poursuivez : "De même, lorsqu'ils sont invités chez nous et qu'un de nos enfants s'adresse à lui, je me vois mal l'entendre dire "Dites, Monsieur Machin" alors que nous lui donnons du "Roger".

Vous touchez là un point important lorsque vous dites "je me vois mal". Ce qui importe c'est que l'ensemble corresponde à votre façon d'appréhender l'éducation.
Encore une fois, si l'on parle de "tante Y" ou "oncle X", il me semble que du coup la différence est moins importante puisque nous employons nous mêmes le prénom Y ou X. Il y a d'ailleurs des petits trucs dans la discussion courante. On peut s'adresser à Y en l'appelant "tante Y" lorsque l'on se fait l'avocat de l'enfant dans le cadre d'une requête de son enfant (ex. "Tante Y, Marie peut-elle reprendre une part de gâteau ?"
Cela donne un ensemble homogène, en fait. Donc logique, ce qui est le plus important pour les enfants.

"De même, que faire avec des oncles ou tantes qui ne veulent pas être appelés ainsi par nos enfants mais "Sylvie" ou "Michel" et qui les reprennent à chaque fois. Peut-on à la fois interdire se se faire appeler pas son prénom par ses neveux (j'ai aussi le cas) et interdire à ses frères ou belles-soeurs de se faire appeler par leur prénom par nos enfants ?"

Mon épouse est fille unique.
Pour ce qui me concerne, c'est un peu particulier. J'ai été oncle à quatre ans et demi.
Difficile pour ce neveu de me vouvoyer. (Ce n'était d'ailleurs pas le souhait de mon défunt frère aîné.) Le pli a été pris et tous mes neveux et nièces me tutoyent et m'appellent par mon strict prénom.
Nous avons de notre côté souhaité que nos enfants vouvoyent mes frère et soeurs et les appellent "oncle X" et "tante Y". Au début, il y a eu des résistances, mais nous avons tenu bon. L'emploi d'un diminutif est parfois une bonne solution. Les oncles et tantes y retrouvent leur compte. (Chaque prénom peut bien trouver un petit raccourci affectueux, qui vienne adoucir l'apparente austérité d'un "oncle" ou "tante" )

Encore une fois, ceci n'a rien de dogmatique.

XA