La tradinette contre la stringeuse
Sombreval -  2002-08-28 10:46:47

La tradinette contre la stringeuse

Il faut choisir. Une jeune fille honorable mais lointaine ou une jeune fille à portée de main mais qui se plait à accomplir son office d’impureté. La tradinette ou la stringeuse. Quand des crises juponières vous accablent, que vous êtes sous le coup d’hallucinations en pleine journée, que la clameur des sens devient furieuse, excitée par la vue des sirènes merveilleuses des rues, vous êtes prêt à tout lâcher. Vous vous tournez alors vers les stringeuses, ces êtres de rechute obéissant à l’obscur assouvissement de leur essence maligne, ces éveilleuses de mauvais désirs, ces initiatrices de joies réprouvées. Régressant vers les plus sordides sphères de l’Instinct, vous devez semblable à ces loques humaines dont les grandes villes offrent des exemplaires fascinants. C’est alors que la tradinette s’éveille, ainsi qu’une image du remords, en vos pensées hantées par la stringeuse. Un combat terrible se déroule dans votre âme, entre la stringeuse et la tradinette, l’éternel combat de la chair et de l’esprit, du vice et de la vertu. Qui remportera la victoire ? Je suis trop usé par cette vieille querelle pour en décider. Je suis simplement déterminé à me soumettre à la victorieuse, c’est tout. La lutte commence : la première se rue en furieuse sur la seconde qui esquive chaque coup de griffe, chaque claque. Cet art de l’esquive attise la rage de la stringeuse qui se précipite sur notre tradinette pour la mordre à sang et lui arracher les cheveux. Mais la maîtrise, le calme souverain qu’affiche celle-ci, rompue aux exercice de saint Ignace, a raison de la furie de celle-là. La stringeuse s’effondre épuisée, sans avoir pu atteindre ni même effleurer une fois son adversaire. La tradinette a remporté la victoire. Je suis maintenant tout à elle.
Faîtes de moi ce que vous voulez lui dis-je. Je suis votre esclave… La voilà. On s’est à peine salué que déjà elle se rue sur moi en affamée… je me débats, je résiste…non, non, par pitié…elle m’embrasse partout, comme une enragée…du calme ma petite, gentille….allons, allons…c’est interdit…NON, NON…. ouiiiiiiiii