Non
Justin Petipeu -  2002-08-26 15:30:11

Non

Depuis le XIIe siècle environ, les fidèles feront la confession publique, c'est-à-dire qu'ils disent ensemble le Confiteor, parfois même en langue vulgaire. L'endroit où les fidèles communient varie au cours des âges. Dans les Ordines Romani, les fidèles restent à leur place et la communion leur est apportée par le clergé, ce qui signifie donc que tous les assistants communient, sinon ils se retirent. Le diacre donne au VIe siècle à Rome l'avertissement suivant : Si quis non communicat, det locum62. En Orient et surtout en Gaule, on ouvre les portes du sanctuaire et les fidèles gravissent les degrés de l'autel. Plus tard, on donnera la communion au jubé, doublé peu à peu d'une clôture fixe de bois ou de pierre recouverte d'une nappe, assez basse pour qu'on puisse s'y agenouiller - depuis le XIe siècle environ -. Quand on parle de table du Seigneur, il s'agit plus de l'autel que de la table de communion. Les gestes de vénération, avant la réception du sacrement, varient mais sont constants dès les origines de l'Eglise : génuflexion, pieds nus, baiser du sol ou du pied du prêtre, voile blanc chez les moniales ou habit particulier. Une conscience plus vive de la sainteté du sacrement et des précautions à prendre pour sa distribution feront évoluer la pratique dans le sens de la communion sur la langue, qui libère communiants et célébrant de soucis inutiles

Abbé Françoi Clément (3ème colloque du CIEL).