Bertrand Décaillet (194.209.178.xxx) - 2002-07-26 18:40:37
Je tâche de répondre...
..mais je trouve agaçant que vous ayez déplacé, vous aussi, la question, car celle que vous soulevez mérite assurément d'être traitée par des études sérieuses... qui existent et auxquelles ils convient de se rapporter, et il est certes caricatural de ramener tout cela à la simple assertion: le NOM est mauvais.
On trouve notamment ceci sur le net :
Sur le sit du Combat catholique, mais il y a sans doute plus de choses... Encore une fois il convient de ne pas réduire la portée de cette grave question qui, depuis trente ans, a été étudié sous différents points de vue...
La question était celle de la nécessité, et je disais simplement que pour la FSSPX le nouveau rite est mauvais pour montrer à partir de quelles prémisses graves (en effet) on argue de "la nécessité" dans l'Eglise.
Je réponds maintenant à votre objection qui est en fait assez fameuse. C'est à peu de chose près, l'argumentation que j'ai entendue notamment de la bouche de Dom Gérard, et qui est à l'origine de sa non moins fameuse déclaration à Rome lors du pèlerinage ED en 1998.
Pour aller vite:
1) l'Eglise ne peut pas proposer de moyen de salut qui soit mauvais
2) or le nouveau rite est un moyen de salut promulgué par l'Eglise
3) donc le nouveau rite est bon
Voici maintenant la position de la FSSPX sur la même question :
1) l'Eglise ne peut pas proposer de moyen de salut qui soit mauvais
2) or le nouveau rite est mauvais
3) donc le nouveau rite n'est pas été (n'est pas) légitimement promulgué par l'Eglise.
On notera :
- que le constat de la bonté du nouveau rite, dans le premier raisonnement, est le fait d'une déduction logique, tandis que dans le second il est le fait d'une observation du rite lui-même (étude théologique et expérience pratique) - ce qui est radicalement différent.
- que l'attribution du nouveau rite à l'Eglise est problématique dans le deuxième cas, tandis qu'il est un acquis non discuté dans le premier.
De plus, pour appuyer la non-promulgation du NOM par l'Eglise dans le deuxième cas, ce n'est pas la seule déduction logique qui fonctionne, mais des études préalables sur les faits et l'histoire. La FSSPX argue notamment le vice de forme dans la promulgation et dans la consitution de la réforme elle-même (annulation d'un missel par l'autre notamment...), ainsi que la multiplication anarchique des rites de facto dans la pratique, ou du moins des manières de célébrer, qui empêchent de parler d'un pratique ecclesiale homogène et établie...
Enfin, le rejet spontané de ce rite notamment par les cardinaux de la curie, et la critique théologique fondée, avant même sa promulgation...etc
Pour étayer la beauté du nouveau rite, la position 1 n'a rien a affirmer de plus que l'argumentation logique. En revanche on ne cesse de devoir reconnaître qu'il y a tout de même problème avec ce rite... et même des problèmes graves (cf. les études de Mgr Gamber publiées précisément au Barroux.
Voilà très schématiquement.
Quoi qu'il en soit, votre objection est aisément surmontable.