Re : Non pas LA solution mais UNE solution...
un catholique -  2002-07-22 01:00:27

Re : Non pas LA solution mais UNE solution...

Je suis d'accord avec vous que le missel de 1962 est le point de repère, le point de départ pour une réforme liturgique intelligente comme l'a souhaité le Concile Vatican II. Mais j'ai l'impression qu'on a tellement regardé la direction dans laquelle il fallait incliner le lourd vaisseau liturgique pour redresser - ou affiner si vous préférez - une trajectoire qui ne pointait pas totalement dans la bonne direction qu'on a parfois totalement perdu de vue celle-ci - vers Dieu !

Mais si c'est le point de départ obligé de la réforme liturgique et qu'il ne faut pas le perdre de vue, il ne me semble pas que libéraliser le missel de 1962 soit la bonne solution : on en reviendrait au point de départ (qui certes est peut-être plus proche de ce qu'il faut viser) et tout serait à refaire, et les mêmes erreurs pourraient resurgir. Il me semble que la solution consiste à s'appuyer fermement sur ce missel éprouvé par les siècles et à considérer le nouveau missel à cette lumière, pour conserver l'essentiel tout en réformant ce qui devait l'être : meilleure union des fidèles et du prêtre, suppression des répétitions pour mieux faire resortir le mystère qui se joue, plus abondante délivrance d'Écriture Sainte.

Pour être clair, je ne prétend pas que l'utilisation de l'ancien missel doit être proscrite ; là où il a été conservé, il est sans doute prudent de le garder encore comme balise. Mais y revenir après coup me paraît une mauvaise idée, cela me semble une reconstruction froide, une copie d'ancien qui a oublié le caractère vivant de la tradition. (Pour être franc, je pense que cela serait tout de même mieux que les messes trop fantaisistes, où on peine à voir la Messe du Christ.)

Dans le Christ,