Re : Je complique volontiers les choses
un catholique -  2002-07-22 00:12:07

Re : Je complique volontiers les choses

Chère Cécile,

Vous écrivez ne pas savoir pourquoi Dieu prendrait un risque avec vous. C'est parce qu'il a confiance en vous et qu'il attend beaucoup de vous. Ce n'est pas par des action brillantes et tape-à-l'oeil que nous travaillons le mieux à la gloire de Dieu. C'est par l'acceptation humble des épreuves qui nous tombent dessus les unes après les autres. Cela n'a rien de glorieux en apparence, car nous nageons alors dans la "nullité" ; mais en plaçant notre confiance totalement en Dieu, et non dans nos pauvres forces, sa grâce nous fera traverser toutes les épreuves et nous en sortirons toujours plus uni à lui, plus proche de lui. Si Dieu nous lâche, nous sommes perdus ; mais c'est en sentant le vide sous nos pas que nous pouvons apprendre à ne nous appuyer que sur lui.

Les épreuves sont des occasions que j'ose dire inespérées de nous perdre en Dieu, de nous libérer de nous-mêmes pour mieux nous revêtir du «oui» que le Christ est venu prononcer par la Croix, du «oui» que la Vierge Marie a prononcé le jour de l'Annonciation, du «oui» total et confiant au Père qui est le sens de toute existence chrétienne. Sur la croix dressée au sommet du Golgotha, le Fils de Dieu a crié le cri «qui ne s'éteindra jamais, dans aucune éternité d'aucun temps» ; dans l'angoisse suprême, alors que la Nuit se fit sur Jérusalem, il remit son esprit dans les mains du Père. C'est ce qu'il nous offre de faire dans toutes les épreuves que nous rencontrons.

C'est dans les mains du Père que nous serons le mieux, c'est là notre vraie place. Tâchons d'arriver à nous y jeter avec confiance.

Courage Cécile, et n'oubliez pas : «N'ayez pas peur !»

Prions Sainte Marie, la mère de Dieu, de nous aider à dire «oui».

Dans le Christ,

un pauvre pécheur