GDB (212.198.0.xxx) - 2002-07-12 23:29:01
Le judaïsme...
d'aujourd'hui a au moins l'avantage sur l'islam de n'être pas prosélyte et de ne pas vouloir à tout pris la disparition du christianisme.
En fait, le Coran ne se réfère pas qu'à l'ancien testament. Il ne reprend qu'une partie de la loi et accuse encore plus les juifs que les chrétiens (nous avons la chance de n'avoir jamais été transformés en singes ou en porcs). Le coran de Mahomet reprend aussi des vérités chrétiennes niées dans le judaïsme (Jésus prophète et Messie, Marie Vierge). Ce n'est donc pas à proprement parler un judaïsme
Le judaïsme ne peut pas être placé au même plan que le mahométisme, le saint Père parle d'un "processus de réduction de la Révélation divine", et même en se basant sur l'Ancien Testament, si je comprends bien (lien : N'ayez pas peur).
Le judaïsme est quand même le gardien des prophéties, momentanément aveuglé (*). D'ailleurs on constate que, peu à peu, les rabbins, qui au départ ne voyaient que le Messie glorieux, acceptent le Messie souffrant (ou du moins un messie souffrant), et même, dans des traités assez tardifs, le Messie souffrant rédempteur : on a l'impression que le voile se lève lentement, et cela va bien dans le sens de la théologie paulinienne d'Israel.
Un petit livre précieux et rare : "Le Messie souffrant dans la littérature rabbinique" de Jean-Joseph Brierre-Narbonne (juif converti), Geuthner 1940 (il en reste encore un ou deux à 17 €, 12, rue Vavin, alors que vous l'aurez à plus de 60 chez un bouquiniste)
(*) Pour un exemple d'aveuglement incroyable, voir le 'Targum de Jonatan' sur Isaïe 53, où comme le résume Brierre-Narbonne, après avoir donné la traduction, dans son livre de 1933 sur "les prophéties messianiques dans l'Ancien Testament", "tout ce qu'il y avait à souffrir fut rejeté systématiquement sur le peuple juif, qui avait tant pâti en captivité et sur les peuples du monde dont Israël espérait se venger"