Non Môssieur !!!!
Justin Petipeu -  2002-07-03 23:22:53

Non Môssieur !!!!

je ne suis pas d'accord.

La loi commune reste la messe traditionnelle, de droit. Son interdiction de fait et le terrorisme intellectuel qui sévit ne sont qu'abus de pouvoir...et les abus de pouvoir ne légitiment rien.Et c'est précisément là la question ; on n'a jamais raison à la fin quand on a tort au début. Sauf dans les systèmes communistes (et encore). Et c'est notre devoir et notre honneur de le dire à temps et à contre-temps. La FSSPX le prouve tous les jours en célébrant sans autorisation épiscopale des messes traditionnelles de par le monde ; celà prouve qu'elle a compris que la "loi commune" n'est pas forcément la loi, la vraie.

Pour ce qui est de convaincre les autres, je vous trouve injuste. Les tradis ne se vantent pas par rapport à leur personne ou à leurs actes. Ils s'appuient essentiellement sur le Magistère et c'est à tout à leur honneur. Il suffit de regarder la situation actuelle de l'Eglise, spécialement en France, pour comprendre, comme dirait un talentueux intervenant de ce forum, qu'il suffit de faire silence et de laisser la Vérité parler. Cette année 2002 a été un record de pauvreté en ordinations sacerdotales pour l'Eglise de France.

Il ya aussi une différence entre Campos et la FSSP : dans un cas (la FSSP), le droit de dire la messe est certe octroyé. Dans l'autre cas, il est reconnu. C'est toute la différence. On peut très bien imaginer que la FSSP continue en célébrant le NOM ; c'est impossible pour l'Administration Apostolique.

C'est l'abbé Garban lui-même, dans un éditorial de "tu es Petrus", qui affirme que le droit de dire la messe traditionnelle est un privilège et qu'il faut le reconnaître comme tel. Ceci est un mensonge et une trahison. La faiblesse de l'abbé Garban ou l'état de fait que nous vivons ne saurait constituer le droit. La vérité est qu' " aucun évêque n'a le pouvoir d'interdire à un prêtre de célébrer selon le rit de 1962 " (commission cardinalice de 1986). Voilà le droit. Voilà le fait. Ceux qui se plient à des consignes abusives représentées par l'indult de 1984, confirmées par le motu proprio de 1988 ne font qu'inventer de toute pièce une situation juridique qui est en réalité sans fondement. Ils privilégient -je ne veux pas savoir pourquoi - la forme par rapport au fond. Ce serait comme respecter un arrêté municipal qui va à l'encontre d'un principe constitutionnel ; mais c'est leurproblème !!!

"Ils ne sont pas tous pourris" ; j'en conviens, mais vous conviendrez avec moi que ce n'est pas suffisant puisque certains "bons" évêques sont à la tête de diocèses complètement sinistrés et qui ne laissent -pour l'instant- aucune place à la litugoie traditionnelle.... ce n'est pas le problème, après tout. Le problème est de maintenir la Tradition multi-séculaire de l'Eglise, de la sauvegarder du saccage, de la transmettre...en attendant le réveil de Pierre. Et pour ce faire, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.