Conclusion
Bertrand Décaillet (194.209.178.xxx) -  2002-06-26 14:34:47

Conclusion

Saint Pio (le Padre) a donc été plus intransigeant sur les réformes que Mgr lefebvre !

Dès lors, et étant entendu que les différences entre 62 et 65 sont sobres à côté de la révolution liturgique que représente 69 (il est d'ailleurs abusif de parler du missel de 62, 65 ou ...69 comme s'il s'agissait d'une même évolution du même missel romain...) on peut, sans trop s'avancer et avec le recul d'ailleurs de l'histoire, imaginer combien le Père Pio a été bienheureux de mourir avant... le 3 avril 1969.

En voyant les photos (et le film) de la dernière messe du Père Pio, on peut aussi supposer à quel point la notion de sacrifice était centrale pour le "mystique du Saint Sacrifice". Véritablement, par la sainteté du Père, c'est un transfiguration de la messe sacramentelle qui est livrée à l'Eglise. Avec le recul et en contre-jour, on voit en lui tout ce que le modernisme (par la suite et dès avant sa mort) a nié "dans" l'Eglise : le prêtre-victime, la messe-sacrifice, le zèle des âmes, l'affirmation tranquille et implacable de la vie surnaturelle...

Mgr Rouet par exemple (voir l'homélie de Mgr Rouet ici) et padre Pio n'ont pas du tout (mais alors pas du tout) la même conception de la messe catholique, c'est évident. A partir d'une telle évidence on pourra tirer la couverture à droite ou à gauche, ou discuter sans fin sur le nombre de "rosaires" bien sûr. Il n'empêche qu'il y des évidences qui apparaissent comme des "signes des temps".

Deo gratias, pour le sang versé et tout ensemble la messe en la grand figure du saint franciscain ! Saint Pio, priez pour les prêtres, pour les âmes, pour nous... et du haut du ciel, rendez-nous la messe, votre messe, c'est-à-dire celle de Notre-Seigneur dont vous avez été l'image immolée jusque dans votre chair.

In pio Christo
BD