Le rit arménien est une exception. il y en a plusieurs mais celà reste des exceptions ! Tout ce qui est catholique est romain !
Tous les élèves d'Histoire savent le secret de la solidité de l'Empire romain : sa capacité à s'adapter aux coutumes locales, tout en les intégrant dans son administration. Rome a le don de l'universalisation politique comme les Grecs celui de l'universalisation intellectuelle. La Providence divine lui a ménagé une prodigieuse capacité d'assimilation qui ouvre les voies de l'évangélisation ; quand Jésus s'incarne, tout est prêt : Rome a unifié le monde et le message de la Révélation se répand comme une traînée de poudre. Un roc solide attend le Siège de Pierre et, chassé de Jérusalem, le chef des Apôtres n'a qu'à s'installer à Rome pour diriger l'Église.
Cette force romaine sera également le moyen dont le saint Esprit se servira pour assurer l'unification et le développement de la Liturgie au début du Moyen Âge. Unification d'abord, par l'imposition progressive du rit romain à tout l'Occident ; développement, aussi, par l'intégration dans ce rite romain de tout ce qui peut l'enrichir, et contribuer par là à son rayonnement universel. Comme le dit Dom Guéranger : "l' Église romaine a de tout temps été dans l'usage d'adopter de ce qui lui paraissait louable dans les autres".
d'où l'équilibre, la perfection et la sainteté de ce rite.
Néanmoins, le canon n'est pas touché par ce mouvement général : les diocèses adoptent le canon romain avec un grand respect. Son développement est terminé, il est déjà immuable et définitif.
Vouloir revenir aujourd'hui à des liturgies nationales ou locales n'a aucun sens ! ce serait une formidable régression. Seuls les rites suffisamment ancien été conservée par saint Pie V, mais il est clair que l'unité de l'Église passe par sa romanité.
Je ne résiste pas d'ailleurs à vous citer sur le sujet Jean XXIII : (Veterum Sapientiae)
"La langue de l’Eglise doit non seulement être universelle mais immuable. Si en effet les vérités de l’Eglise catholique étaient confiées à certaines ou à plusieurs langues humaines changeantes dont aucune ne fait davantage autorité sur une autre, il résulterait une telle variété que le sens de ces vérités ne serait ni suffisamment clair ni suffisamment précis pour tout le monde." Jean XXIII.
Un exemple récent vient de nous être donné avec le re-changement de la traduction du "Notre père" en Italie. A quand le changement de "de même nature" pour "consubstantialem" ?