En effet cela ne change guère le problème.
Mais cela montre au moins que, dans le contexte actuel, on ne trouve pas (ou quasi pas) de pasteurs (encore que les moines n'aient pas de mission pastorale à proprement parler) qui célèbrent "dignement" (comme vous dites) le rite de Paul VI, et qui le fassent "innocemment" ou par génération spontanée, c'est-à-dire sans avoir appris à la faire grâce à une certaine pratique de l'ancien missel, voire même qui le font en référence (et quelquefois avec une profonde "nostalgie" et souffrance) à l'ancien missel. Le rit de Paul VI génère lui-même les excès qu'il manifeste, et il est faux de penser que ce sont les vilains curés qui le rendent "indignent". Ceux qui résiste à son esprit profane et naturaliste, sont ceux qui résistent encore à son esprit sinon à sa lettre, et le célèbrent comme malgré eux et malgré lui...: "par obéissance".
En l'occurrence, ceux-ci ont appris à célébrer dignement pendant quelques années dans l'illicite (sic) attache à un missel interdit de manière illégitime (sic) par l'autorité.
Les moines de Saint-Joseph ont été en effet fondés en 1972 et sont venus pour ce faire chercher la protection de Monseigneur Lefebvre à Martigny (et Finhaut... dans le voisinage d'Ecône), où ils sont restés pendant quelques années, avant de rejoindre Flavigny.
« L'humour » de la Providence a voulu qu'Ecône les poursuive, puisque la FSSPX a eu, quelques années plus tard, l'opportunité d'acquérir la maison Lacordaire, ancien couvent dominicain à quelque mêtres du monastère Saint-Joseph dans le même petit village de Flavigny, afin d'y établir les premières années de séminaire. Ils sont donc à nouveau voisins... pour le meilleur et pour le pire.
In Christo
BD